European Union @ United Nations, Partnership in Action
 
 
Manifestations en rapport avec l'UE, dans et autour de New York: en savoir plus sur les programmes universitaires, les séminaires de réflexion, les festivals d'art et les activités culturelles.

 
EU in the USA - delegation to Washington, DC

< Retour à la page précédente

Intervention de la Présidence de l'UE - Nations Unies ECOSOC: Segment de Coordination

Sommaire: le 8 juillet 2008, New York - Intervention prononcée par S. E. M. Jean-Maurice RIPERT, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL: Segment de Coordination

Monsieur le Président
Mesdames et messieurs les Ministres,
Chers collègues
Mesdames et Messieurs,

J'ai l'honneur de m'exprimer au nom de l'Union européenne. "La Turquie, la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, ainsi que la République de Moldavie, l'Arménie, se rallient à la présente déclaration.

 Lors du Sommet mondial de 2005, nous avons réaffirmé notre volonté d'assurer la réalisation intégrale, dans les délais prescrits, des buts et objectifs de développement convenus à l'occasion des grandes conférences et réunions au sommet des Nations Unies, notamment les OMD, pour éliminer la pauvreté, améliorer la qualité de vie dans différentes régions du monde et promouvoir une croissance économique soutenue, le développement durable et la prospérité de tous dans le monde entier.

 La déclaration ministérielle que nous avons adoptée l'an dernier a réitéré notre engagement à éradiquer la pauvreté et la faim et à placer cet objectif prioritaire au cœur de l'action du système des Nations Unies. De nombreux axes d'action ont été définis pour y parvenir, soulignant le caractère multidimensionnel du premier objectif du Millénaire, parmi lesquels on peut citer : la nécessité d'une croissance économique durable, équitable et créatrice d'emplois, d'un meilleur accès aux services sociaux et notamment aux services de santé et d'éducation, d'une attention particulière à accorder aux populations les plus vulnérables, de la promotion de l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, de la prise en compte du développement durable... Dans ce contexte, nous voudrions remercier le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, pour avoir fait des besoins spéciaux des plus pauvres une priorité centrale de son mandat.

 Des progrès ont été enregistrés dans la réalisation de l'OMD1, comme le soulignent les rapports du Secrétaire général, notamment dans le domaine de la réduction de la pauvreté. Toutefois, les résultats obtenus de façon globale masquent la persistance d'inégalités (entre pays et au sein des pays) et la flambée des prix alimentaires et de l'énergie risque de surcroît de remettre en cause les progrès réalisés. Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation de l'Afrique qui demeure loin de la réalisation globale des objectifs fixés par les OMD et, en particulier, par la situation des Etats fragiles ou les pays sortant des conflits. (La situation de ces pays soulève des défis particuliers qui doivent être traités à la fois par la communauté des donateurs mais aussi et avant tout par les pays africains eux-mêmes). A cet égard, nous accordons la plus grande importance à la réunion sur les besoins en développement de l'Afrique qui se tiendra le 22 septembre et nous espérons qu'elle nous offrira l'opportunité de discuter en profondeur des objectifs du développement en Afrique.

 Plus que jamais, nous devons donc tous redoubler d'efforts afin d'avancer dans la lutte contre la pauvreté et la faim : à l'échelle nationale d'abord, puisque chaque pays est responsable au premier chef de son propre développement ; à l'échelle internationale ensuite, puisque ces efforts devraient être complétés par des politiques, mesures et programmes d'appui mondiaux tendant à offrir aux pays en développement de meilleures chances de développement, dans le cadre de notre partenariat global, associant les Etats, le système des Nations Unies dans son ensemble, mais également la société civile et le secteur privé.

L'UE appuie les efforts entrepris par le système des Nations Unies en faveur de la réalisation des OMD ; elle est déterminée à faire de l'année 2008 une année charnière dans les efforts collectifs de lutte contre la pauvreté dans le contexte du développement durable et dans la mise en œuvre des objectifs du millénaire pour le développement. Elle rappelle que ceux-ci sont interdépendants. Elle rappelle également que la réalisation des OMD doit être accompagnée d'actions et politiques destinées à stimuler la croissance économique globale, inclusive, dont les populations les plus vulnérables doivent bénéficier pour lutter contre la pauvreté. Elle rappelle également que ces efforts doivent intégrer les questions horizontales telle que les droits de l'homme, la démocratie, la gouvernance démocratique, l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, la promotion d'un travail décent pour tous, le développement durable et une meilleure insertion des pays en développement dans le système des échanges mondiaux.

 L'UE est par ailleurs préoccupée de constater que l'OMD7 relatif au développement durable accuse un sérieux retard. L'UE rappelle aussi l'importance des engagements pris dans le cadre de la Commission pour le développement durable (CDD). Elle insiste pour que le cycle actuel, qui se penche sur des problématiques cruciales pour les développement durable (agriculture, développement rural, sols désertification, sécheresse et Afrique) débouche sur des engagements ambitieux. L'UE réaffirme aussi sa volonté de réaliser le Plan de mise en œuvre du Sommet mondial pour le développement durable (2002).

 Dans le contexte actuel de flambée des prix alimentaires, l'UE encourage une réponse internationale mieux coordonnée et à plus long terme à la crise alimentaire, en particulier dans le cadre des Nations unies, des institutions financières internationales et du G8. Elle se félicite de la création par le Secrétaire général des Nations unies de l'Équipe spéciale de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire. Elle est déterminée à jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre de la déclaration approuvée à Rome le 5 juin 2008 lors de la conférence de haut niveau de la FAO sur la sécurité alimentaire mondiale. L'Union reviendra sur ce sujet à l'occasion de nos tables rondes.

 L'UE souligne, comme le fait le rapport du Secrétaire général, l'importance d'analyser la situation des pays partenaires pour qu'il y ait une réponse adaptée du système aux besoins réels des pays, notamment en utilisant les instruments les plus pertinents. Elle attache la plus grande importance aux efforts entrepris par le système des Nations Unies pour renforcer la coordination et la cohérence de ses actions, y compris dans la lutte contre le changement climatique et à améliorer l'efficacité et l'efficience des Nations Unies au travers de "Unis dans l'action". A la veille de la Conférence d'Accra sur l'efficacité de l'aide, en faveur de laquelle elle est résolument engagée, l'UE ne peut qu'appuyer la conclusion du rapport du secrétaire général recommandant un meilleur usage des cadres existants et une prise en compte plus systématique des différents aspects de la lutte contre la pauvreté et la faim par l'ensemble des organismes concernés des Nations Unies, en étroite concertation avec les partenaires. Elle appuie les efforts entrepris par le Conseil des chefs d'agences (CSS) et le système dans son ensemble pour renforcer la cohérence de son action et lui permettre de mieux répondre aux attentes des pays bénéficiaires, notamment sur le terrain. Elle souligne toutefois la nécessité d'éviter de prendre des initiatives qui pourraient être redondantes avec des activités entreprises dans d'autres enceintes multilatérales et, en revanche, de rechercher les synergies possibles.

 L'UE remercie également le Secrétaire général pour son rapport sur le suivi des conférences et sommets des Nations Unies. Elle réaffirme l'importance des mesures destinées à renforcer le rôle de l'ECOSOC, et notamment l'amélioration des liens existant avec les commissions fonctionnelles, les commissions régionales ainsi que les fonds et programmes.


* La Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d'association

  • Ref: PRES08-206EN
  • Source UE: Présidence UE
  • UN forum: ECOSOC (Conseil économique et social), (y compris Commissions fonctionnelles)
  • Date: 8/7/2008


< Retour à la page précédente

Voir aussi
 

Etats Membres de l'Union Européenne