
Sommaire: le 1er juillet 2008, New York - Intervention prononcée par S. E. M. Jean-Maurice RIPERT, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL, Segment de Haut Niveau - Débat général du débat de haut niveau : "La réalisation du développement durable" EMA - "la mise en œuvre des objectifs et des engagements adoptés au niveau international en matière du développement durable".
Monsieur le Président
Mesdames et messieurs les Ministres,
Chers collègues
Mesdames et Messieurs,
J'ai l'honneur aujourd'hui de m'exprimer au nom de l'Union européenne. La Turquie, la Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, la Bosnie-Herzégovine, pays du processus de stabilisation et d'association et candidat potentiel, ainsi que la Moldavie, l'Arménie, et la Géorgie se rallient à la présente déclaration.
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Notre débat général revêt, cette année une importance particulière.
Premièrement, parce que se tient en parallèle la première édition du Forum pour la coopération au développement. Ce forum doit être l'occasion de poursuivre notre dialogue sur la mise en oeuvre des engagements que nous avons pris lors du Sommet de 2005 et d'examiner les tendances de la coopération internationale, dans l'esprit de partenariat global auquel l'Union européenne est particulièrement attachée.
Ce Forum doit faire la démonstration de sa valeur ajoutée, en permettant un débat constructif, inclusif et ouvert, entre tous les partenaires du développement et en apportant une contribution concrète - les échanges d'expérience sont ainsi essentiels, tout comme l'importance de discuter de façon approfondie de deux ou trois sujets - aux travaux des grands rendez-vous du développement prévus à la fin de cette année, qu'il s'agisse de l'efficacité de l'aide, du financement du développement, des
besoins en développement en Afrique et des OMD. Les rapports du Secrétaire Général doivent permettre, de façon équilibrée en s'appuyant sur les faits, de mettre en évidence les différences d'approches et des résultats qui y sont liés. Je salue à cet égard la participation de la société civile, dont le secteur privé, à nos côtés pendant cette session.
Deuxièmement, parce que le thème de notre débat "la réalisation du développement durable" constitue plus que jamais un défi pour la communauté internationale dans un contexte assombri par la flambée des prix alimentaires et de l'énergie, les incertitudes pesant sur la stabilité financière internationale, et la dégradation de l'environnement.
Des progrès ont été enregistrés dans la réalisation des objectifs internationaux du développement, dont les Objectifs du Millénaire pour le Développement, mais ils demeurent trop lents et trop inégaux, et nous devons donc agir de manière urgente et résolue, en renforçant nos efforts individuels et collectifs, dans le respect de nos valeurs communes que sont les droits de l'homme, la démocratie, la bonne gouvernance, y compris économique, l'égalité des sexes, la durabilité de l'environnement et
en prenant en compte les aspects de paix et de sécurité.
Les atteintes à l'environnement réduisent aujourd'hui nos perspectives de croissance, creusent les inégalités, et appauvrissent les plus pauvres, notamment en Afrique. Il ne pourra y avoir de développement durable, c'est-à-dire de promesse de développement pour les générations à venir, sans remède efficace aux menaces qui pèsent aujourd'hui sur notre planète.
Ces remèdes exigent l'intégration des trois piliers du développement durable -la croissance économique, le développement social et la préservation de l'environnement- dans les stratégies et les programmes de développement nationaux et internationaux.
Parmi ces menaces, le changement climatique est placé au cœur de des priorités de la communauté internationale et nous met en demeure de parvenir à définir ensemble, dans le cadre des principes définis à Rio en 1992, une réponse urgente, ambitieuse et à la hauteur d'enjeux considérables.
La détermination de l'UE à parvenir à un accord mondial sur le changement climatique à Copenhague en 2009 est entière. Preuve de son rôle moteur, l'UE s'est engagée de façon unilatérale à réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 ; ce taux pourrait s'élever 30% si les autres Parties entreprennent des efforts comparables. L'UE est également déterminée à aider les pays en développement, en particulier les pays les plus vulnérables, à répondre sans attendre aux changements
climatiques et étudiera les moyens de mobiliser de nouvelles ressources financières pour les aider à lutter contre le changement climatique et ses effets négatifs.
Nous devons recourir à une palette variée d'instruments pour définir un régime post 2012 qui mette à contribution l'ensemble des Etats membres, pour répondre aux multiples facettes d'un phénomène complexe. La transition vers une économie sobre en carbone ne pourra se faire sans la mobilisation du secteur privé et que des instruments de marché sont indispensables afin de donner un prix au carbone et orienter les investissements vers des technologies propres et vers des modes de production et de
consommation soutenables.
D'autres menaces environnementales, qui nourrissent le changements climatique tout en se trouvant aggravé par ce dernier, affectent la vie quotidienne de millions de personnes. Ces menaces se nourrissent mutuellement. Aucune ne peut être traitée de façon isolée et sans la mobilisation de l'ensemble des acteurs du développement, y compris au niveau local :
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