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Commission: l'UE doit tenir ses promesses en matière d'aide au développement si nous voulons atteindre les objectifs du millénaire pour le développement

Sommaire: le 9 avril 2008, Bruxelles- À la suite de la publication, la semaine dernière, des chiffres de l'aide au développement de l'OCDE, la Commission invite aujourd'hui instamment les États membres à dépasser les discours et à concrétiser leurs engagements. Dans sa communication intitulée «L'UE, partenaire global pour le développement», la Commission propose un certain nombre d'actions visant à encourager les États membres à accroître le volume et l'efficacité de l'aide et recense les domaines dans lesquels les politiques communautaires pourraient être mieux coordonnées.

M. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a déclaré à cet égard: «L'Europe est le premier bailleur de fonds au monde. La Commission et les États membres ont pris des engagements et ont apporté de nouvelles idées en matière d'aide au développement, mais, pour rester crédibles, nous devons maintenant tenir nos promesses. Nous affichons de bons résultats en termes d'efficacité de l'aide, mais soyons honnête, il faut reconnaître qu'en termes de volume, nos performances en 2007 ont tout simplement été insuffisantes. Nous devons nous reprendre au niveau européen si nous voulons continuer à donner l'exemple sur la scène internationale. En 2008, le moment est donc venu d'en finir avec les déclarations et de passer à l'action. Les États membres devraient par exemple annoncer clairement les montants qu'ils sont disposés à consacrer à l'aide, année par année, jusqu'en 2015. Ce point constituera un thème important du Conseil européen de juin et du G8 en juillet».

Pour sa part, M. Louis Michel, membre de la Commission chargé du développement et de l'aide humanitaire, a déclaré: «Nous arrivons cette année à la moitié du délai prévu pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement à l'horizon 2015. Nous savons ce que nous devons faire: accroître nos dépenses en matière d'aide pour atteindre les niveaux que nous nous sommes fixés et faire en sorte que chaque euro compte. La communication présentée aujourd'hui expose justement les moyens d'y parvenir. Elle montre également qu'investir pour les autres, c'est investir pour soi-même, car toute solution apportée aux défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés, qu'il s'agisse des changements climatiques ou des migrations, passe par une amélioration significative des conditions de vie des populations des pays en développement».

La communication adoptée aujourd'hui par la Commission expose quatre points sur lesquels la Commission et les États membres se sont engagés à améliorer l'aide fournie aux pays pauvres:

Des moyens financiers accrus: la Commission appelle les États membres à augmenter les montants consacrés à l'aide au développement afin de respecter leur promesse de porter le niveau de l'aide à 0,56 % du RNB en 2010, puis à 0,7 % en 2015. Chaque État membre devrait présenter un plan pluriannuel indiquant les hausses précises prévues année après année. Cet appel est rendu nécessaire par le fait qu'en 2007, le volume de l'aide européenne est tombé à 46,1 milliards € (alors qu'il s'élevait à 47,7 milliards € en 2006).

Une aide plus efficace: l'UE mène le débat dans ce domaine et d'immenses progrès ont été réalisés. Avec l'apparition de nouveaux acteurs et de nouveaux défis, nous devons accélérer le rythme de la réforme et lui donner corps sur le terrain. La communication identifie quatre grands domaines susceptibles de progrès: la division du travail, la prévisibilité de l'aide, le recours à l'aide budgétaire et la gestion par les résultats. La programmation conjointe et les efforts de coordination sont autant d'exemples positifs. En Somalie, six États membres et la Norvège coordonnent leur aide au développement. L'efficacité de l'aide sera au centre des discussions lors du forum de haut niveau qui se tiendra à Accra en septembre prochain.

Des politiques plus cohérentes: notre politique de développement est cruciale pour les pays pauvres, mais nous devons nous assurer que tous nos efforts ne se trouvent pas involontairement sapés par d'autres politiques. Au cours des prochaines années, une attention particulière sera accordée aux effets des politiques menées dans les domaines du commerce, de l'environnement et des migrations, tels que l'impact de la politique communautaire de développement des biocarburants sur les pays en développement ou la «fuite des cerveaux» dans des secteurs sensibles.

Une capacité commerciale accrue (aide au commerce): les États membres sont invités à financer leur part du programme d'aide au commerce qui porte, au total, sur un montant de 2 milliards € d'ici à 2010. Ce programme financera la construction de routes et d'autres infrastructures permettant de relier les marchés régionaux.

Contexte:

L'UE reste le premier bailleur de fonds au monde, avec une aide publique au développement s'élevant à 93 € par citoyen (Japon: 44 €, États-Unis: 53 €). L'Europe prend en charge environ 90 % de l'accroissement de l'aide promis au niveau mondial. Près de 90 % de l'accroissement de l'aide à l'Afrique provient de l'UE.

Avec 8,6 milliards € en 2007, la Commission européenne est le deuxième plus grand bailleur de fonds sur les 22 que compte le Comité d'aide au développement (CAD), un groupe de donateurs constitué au sein de l'OCDE.

Lors du Conseil européen de 2005, les États membres se sont engagés à accroître le volume de l'aide pour le porter à 0,56 % du RNB en 2010 et à 0,7 % en 2015.

Le code de conduite communautaire sur la division du travail, adopté en 2007, encourage une utilisation accrue des systèmes propres aux pays en développement pour gérer l'aide.

Les discussions sur la base de cette communication devraient permettre d'élaborer une position communautaire commune en prévision de deux grandes conférences internationales qui se dérouleront plus tard dans l'année, à savoir la Conférence sur le financement du développement, qui se tiendra en décembre à Doha, et le Forum de haut niveau sur l'efficacité de l'aide, prévu en septembre à Accra.


http://ec.europa.eu/development/index_fr.cfm

http://www.un.org/millenniumgoals/

  • Ref: EC08-078EN
  • Source UE: Commission Européenne
  • UN forum: 
  • Date: 9/4/2008


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