
Sommaire: José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne; "Action de lutte contre le changement climatique/paquet sur les énergies renouvelables"; Conférence de presse sur le changement climatique et le paquet sur les énergies renouvelables.
Le 23 Janvier, Bruxelles - Notre présent, ce sont les défis que constituent le changement climatique et la sécurité énergétique. Nos concitoyens vivent au quotidien l'impact du changement climatique: ils voient augmenter les prix de l'énergie et croître l'incertitude entourant les approvisionnements énergétiques futurs.
Ils veulent que des mesures soient prises. Et ils ont conscience que ces mesures doivent être de dimension européenne. La Commission que je préside a déjà pris des mesures et continue de prendre l'initiative dans la réponse à apporter à cette demande. Les États membres ne peuvent isolément relever ce défi, qui est planétaire. La réussite passe par une réponse européenne. Tous ensemble, nous réunissons la masse critique et disposons d'outils efficaces pour mener ce combat. Qu'il s'agisse du
Conseil européen du printemps 2007, du sommet du G8 à Heiligendamm ou de la conférence des Nations unies à Bali, l'Europe a été à chaque fois sur le devant de la scène dans la définition des priorités.
Nous franchissons aujourd'hui une nouvelle étape décisive, en proposant des solutions concrètes en réponse aux préoccupations de nos citoyens.
En janvier 2007, j'ai présenté le paquet intégré de mesures sur le changement climatique et l'énergie que nous proposons. Ces propositions ont été unanimement avalisées en mars dernier par les chefs d'État ou de gouvernement, lesquels ont, à leur tour, appelé à la définition d'objectifs précis et légalement contraignants. Aujourd'hui, nous entendons exposer comment ces objectifs seront atteints.
Nous proposons les outils nécessaires à une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20 % d'ici à 2020 pour l'ensemble de l'Union européenne.
Nous apportons une réponse au besoin de sécurité énergétique et d'approvisionnements énergétiques stables.
Si nous nous contentons de ce qui a été fait jusqu'ici, la demande mondiale d'énergie aura augmenté de 50 % d'ici à 2030. Et le volume mondial des émissions de dioxyde de carbone aura, ou peu s'en faut, suivi la même courbe.
Aujourd'hui, nous présentons cinq propositions majeures: une modification du système d'échange de quotas d'émission de l'UE pour les entreprises, une répartition de l'effort entre les États membres dans les domaines non couverts par ce système, comme les transports, le bâtiment et les déchets, une directive sur la promotion des énergies renouvelables, une directive sur la capture et le stockage du carbone et un nouvel encadrement des aides d'État en faveur de la protection de
l'environnement.
La volonté de développer le marché du carbone s'inscrit au cœur de notre action: il s'agit d'exploiter pleinement les forces du marché pour que soit fixé un prix mondial du carbone. Aussi proposons-nous une réforme du système d'échange de quotas d'émission de l'UE, qui vise à rendre plus efficace le mécanisme du «cap and trade» (ou de plafonnement et négociation) et à en étendre la portée.
En ce qui concerne les énergies renouvelables, nos propositions tiennent comptent du fait que les États membres ne partent pas sur un pied d'égalité et connaissent des situations différentes. Certains sont ainsi plus en mesure que d'autres de financer des investissements. Ce que la Commission propose, c'est un système prévoyant, fondé sur une méthode solide et équitable.
We need a significant increase of renewable energy in the EU. Over the next 12 years, the share of renewable energy must rise by 11.5 per cent. This will require major investment and commitment. At the same time, it provides a unique business opportunity. The renewables market is already worth 20 billion euros and over 300, 000 jobs.
Our proposal creates incentives for biofuels that do not increase greenhouse gas emissions that protect biodiversity-rich areas, that are compatible with the needs of food production and that are reasonably priced.
The new renewable energy directive sets out criteria that ensure biofuels that are to count towards the European minimum targets of 10% biofuels in every Member State are sustainable. The scheme proposed is simple enough to be workable, and robust enough to be credible.
Overall we have worked to achieve the right balance between cost efficiency and fair distribution of the effort of every Member State. Direct costs can in this way be kept to just under 0.5 per cent of European GDP a year by 2020. This must be compared to the Stern Report that predicted between a 5-20 per cent increase if we fail to act.
It is important to remember that we are implementing the goals agreed by all Member States. Our proposals will now be subject to debate. In a democracy, this is normal - indeed necessary. We will not go about this discussion in a fundamentalist way. The Commission will look at the reactions in a constructive manner - as it expects contributions to be constructive.
The benchmark to be met is simple and demanding at the same time: we have objectives to meet, to protect our planet, to protect our security and prosperity, to protect future generations.
I believe that the proposals are good for the environment, good for European industry and good for citizens.
Good for the environment
Climate change is the product of many generations, but overcoming it must be the great project of this generation. These proposals are ambitious but achievable. They make it clear that Europe is prepared to lead.
Good for European industry
The energy and climate change package should be seen as an opportunity for Europe. Growth and jobs are at its heart.
It will encourage innovation and it will increase competitiveness. Let me remove the myth that these proposals will force industry to leave Europe. We are seeking to create jobs not destroy them.
These proposals give the opportunity for European companies to be world leaders. It will create new markets, and new jobs. They will have the "first mover advantage" in many sectors.
An international agreement is our absolute priority. But let me be clear, if we do not make progress we will protect European companies from carbon leakage. The best response I can give to the criticism from third countries is that we are not seeking to introduce protectionist measures. We will not need to look at any safeguards if an international agreement is reached.
Good for citizens
This package is good news for citizens. Our aim is to reduce the exposure to ever increasing fossil fuel prices and over time reduce energy bills. I have given the figure of 60 billion euros by 2020 as the cost of the package. That works out at roughly 150 euros per person - or the equivalent of refilling the average car three times. Again a reality check is needed. That is one tenth of the cost of inaction. If you take the Stern Report figures we could see each person paying 1500 - 3000 euros
as the price of failing to act.
These proposals show that the Commission is not prepared to compromise on the European interest: to lead global efforts to fight climate change, to ensure energy security and to provide a competitive advantage to our economies. I am looking forward to taking this further with the member states and the European Parliament. We have a Commission determination, and I count on it to come to a quick result.
I will now ask Commissioners Dimas, Piebalgs and Kroes to briefly set out the main proposals in more detail.
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