
Sommaire: 20 mai 2001: L'UE réussit à promouvoir l'accès au marché en faveur des pays les moins avancés (Bruxelles)
Lors de la conclusion de la 3e conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés, la communauté internationale a adopté pour la toute première fois l'objectif d'un accès en franchise de droits et sans contingent pour tous les produits originaires des PMA. Cet accord répond à un objectif essentiel de la conférence pour l'UE, que celle-ci a accueillie à Bruxelles cette semaine. L'UE a déployé des efforts intenses afin de parvenir au cours de la conférence à un accord international
destiné à améliorer l'accès au marché en faveur des 49 pays les moins avancés. Cette décision permettra d'accroître les effets de l'initiative intitulée "Tout sauf les armes", déjà mise en oeuvre par l'UE, étant donné que d'autres pays développés prendront des mesures allant dans le même sens. La conférence a également décidé d'appuyer au niveau international d'autres initiatives de l'UE visant à soutenir les efforts de développement des PMA.
La conférence a adopté aujourd'hui (20 mai) un programme d'action en faveur des pays les moins avancés (PMA) pour la décennie 2001-2010. Ce programme envisage des actions concrètes de la part des PMA et de leurs partenaires de développement visant à réduire la pauvreté et à promouvoir le développement durable dans les PMA.
Exprimant sa satisfaction devant le succès de la conférence, le président Romano Prodi a déclaré : "Je suis heureux de constater que l'appel que j'ai lancé dans mon discours d'ouverture invitant à lutter contre l'unilatéralisme, le protectionnisme et les calculs nationaux à court terme a été entendu."
Évaluant les résultats de la conférence, le commissaire Nielson a déclaré : "Nous avons pu parvenir à un consensus au niveau international sur la combinaison appropriée de mesures qui nous permettront de créer un partenariat plus fort pour lutter contre la pauvreté dans les PMA : bonne gestion des affaires publiques, prévention des conflits, appropriation nationale par les PMA des processus de développement et meilleure coodination des donateurs".
Le commissaire Lamy s'est réjoui du succès de la conférence, qui augmentera les possibilités de croissance basée sur le commerce des PMA en améliorant encore l'accès de ceux-ci au marché et en facilitant leur participation au système du commerce multilatéral. Il conviendrait d'assurer le suivi et la mise en oeuvre de ces développements dans le cadre des négociations commerciales multilatérales au sein de l'OMC, qui devraient commencer lors de la prochaine conférence ministérielle de
l'OMC.
Dans le programme d'action en faveur des PMA, les gouvernements ont marqué leur accord sur un certain nombre de mesures concrètes que doivent prendre les PMA, d'autres pays en développement et les pays développés, notamment dans le domaine de la bonne gouvernance, du respect des droits de l'homme et de la prévention des conflits. Plusieurs de ces mesures reprennent des initiatives récentes de l'UE et comprennent des mesures destinées à remédier aux contraintes liées à l'offre, un soutien accru
au Cadre intégré pour l'assistance technique liée au commerce et un programme visant à accélérer l'adhésion des PMA à l'OMC. Il est également décidé dans le programme d'action d'améliorer l'accès aux médicaments et vaccins contre les maladies transmissibles (HIV/SIDA, tuberculose et paludisme) et d'exhorter l'industrie pharmaceutique à se joindre au mouvement. La conférence a également reconnu le rôle crucial des cadres nationaux de développement tels que les documents de stratégie pour la
réduction de la pauvreté, qui sont élaborés et mis en oeuvre sous le contrôle total des PMA avec la participation de la société civile.
La société civile a participé activement à la conférence. Les ONG se sont vu accorder un accès plein et entier aux différents événements de la conférence sauf, conformément à la réglementation des Nations unies, aux négociations. Plusieurs États membres de l'UE comptaient dans leur délégation officielle des représentants d'ONG qui ont servi de liens utiles avec le Forum des ONG.
Contexte
En 1997, l'Assemblée générale des Nations unies a décidé de convoquer la 3e conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés (PMA) afin d'inverser la tendance à la détérioration de leur situation socio-économique et de revitaliser leur croissance et leur développement. L'UE a proposé d'accueillir la conférence à Bruxelles du 14 au 20 mai 2001 dans les locaux du Parlement européen. C'était la première fois que l'Union européenne accueillait une conférence importante des Nations
unies.
Les préparatifs de la conférence ont eu lieu aux niveaux national, régional et aussi mondial. Les réunions au niveau national ont conduit à l'élaboration de programmes d'action propres à chaque pays pour chacun des PMA. La Commission a participé activement à toutes les activités préparatoires. En outre, les délégations de la CE dans les PMA ont contribué à l'élaboration des programmes d'action nationaux pour chaque PMA, qui ont servi de base pour l'établissement du programme d'action mondial
que devait adopter la conférence. Les délégations de la CE dans les pays ACP ont apporté une contribution financière aux processus nationaux de préparation.
C'est la Commission qui a financé l'essentiel des coûts supplémentaires résultant de la tenue de la conférence à Bruxelles. Ces dépenses ont inclus le financement de l'organisation d'un forum des ONG. La Commission a alloué en conséquence 6 millions € inscrits au budget général pour 2001 pour le financement de ces dépenses. C'est sur cette base qu'un accord a été signé avec les Nations unies concernant l'octroi d'une subvention de 4,5 millions € destinée à financer les frais de secrétariat de
la conférence en matière logistique, financière et administrative.
Afin de créer une dynamique en vue de la conférence, la Commission a adopté un ensemble de mesures qui traduisent la contribution européenne aux résultats concrets et pratiques de la conférence. Cet ensemble de mesures comprend les éléments suivants:
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