
Chef de Délégation: M. l'Ambassadeur Ulrich D. Knüppel
Lors de sa mise en place, à Vienne, en 1979, la Délégation de la Commission s'intitulait : Délégation auprès de l'Autriche et des organisations internationales. Lorsqu'en 1995, l'Autriche adhéra à l'UE, le bureau fut scindé en deux parties distinctes : la Représentation permanente de la Commission européenne auprès de l'Autriche, et la Délégation de la Commission européenne auprès des organisations internationales sises à Vienne. La Délégation concentre ses activités dans deux domaines
principaux : l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et la famille des institutions de l'ONU en place à Vienne.
La Délégation représente les politiques de la Communauté européenne auprès des programmes et des institutions spécialisées présents à Vienne ; elle joue le rôle de lien entre ces derniers et les différents services de la Commission (à Bruxelles, Luxembourg, Ispra…). La Commission européenne est dotée d'un statut d'observateur permanent auprès des organes de l'ONU repris
ci-après, et est habilitée à intervenir et à faire des observations sur des thèmes et domaines d'activités relevant de sa compétence.
L' Office des Nations Unies à Vienne (ONUV) (http://www.unvienna.org ) est l'office chargé de l'administration et de la coordination au sein des Nations Unies. Il se situe dans un complexe appelé le Centre international de Vienne, qui héberge également d'autres organes de l'ONU, visés ci-après, et avec lesquels la Délégation de la CE entretient d'étroites relations de travail.
La Délégation travaille avec la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international (CNUDCI) ( http://www.unicitral.org ) dont la mission consiste à harmoniser progressivement le droit commercial international.
Le Bureau des affaires spatiales ( http://www.oosa.unvienna.org ), où se focalisent les efforts de l'ONU, vise à promouvoir la coopération internationale dans l'utilisation pacifique de l'espace extra-atmosphérique.
La Commission des stupéfiants fut créée en 1946 par le Conseil économique et social des Nations Unies, et représente l'organe central qui, au sein du système de l'ONU, arrête les décisions politiques pour toutes les questions liées à la drogue. La Commission des stupéfiants analyse la situation liée à l'abus de drogue à l'échelle mondiale, et met au point des propositions visant à renforcer la contrôle international des drogues.
La Commission pour la prévention du crime et la justice pénale, composée de 40 membres, édicte des politiques internationales et recommande des activités dans le secteur du contrôle de la crimininalité. C'est un forum qui permet aux nations d'échanger des informations et d'arrêter des décisions sur la manière de combattre le crime au plan global.
L'Office pour le contrôle des drogues et la prévention du crime (OCDPC) ( http://www.odccp.org ), créé en 1997, se compose du Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID) et du Centre pour la prévention internationale du crime des Nations Unies (CPIC). Le PNUCID et le CPIC sont tous deux tributaires, pour 90% de leur budget, de cotisations volontaires versées, essentiellement, par
les gouvernements. Pendant le dernier lustre (1997- 2001), la Commission a financé des projets pour une valeur de plus de 8 millions d'euros.
Fondé en 1991, le PNUCID lutte contre les dangers de l'abus de drogue à l'échelle de la planète. Le Programme vise à renforcer la lutte internationale contre la fabrication et le trafic de drogues et contre la criminalité liée à la drogue, grâce à des projets de développement alternatif et de contrôle des cultures, et un programme contre le blanchiment de capitaux. La Commission des stupéfiants contrôle les priorités et la planification budgétaire du Programme. Le PNUCID fournit des
statistiques précises à travers son Programme d'évaluation mondiale. Dans le cadre de son Programme d'assistance juridique, il aide à l'élaboration de législations et à la formation de fonctionnaires de justice. La Communauté européenne est partie à la Convention des Nations Unies contre la trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988, et a signé la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, ainsi que les protocoles y afférents.
Créé en 1997, le CPIC est le bureau chargé de la prévention contre la criminalité, de la justice pénale et de la réforme du droit pénal. La Commission des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale contrôle les programmes et activités du Centre. Le Centre pour la prévention internationale du crime travaille avec les Etats membres afin de renforcer la primauté du droit, de promouvoir des systèmes de justice pénale viables et de combattre la menace grandissante de la
criminalité transnationale organisée, et ce, grâce à son Programme mondial contre la corruption, à son Programme mondial contre la criminalité organisée, à son Programme mondial contre la traite des êtres humains, et au Service de prévention du terrorisme qui en dépend. Les Etats membres ont entamé des négociations pour la mise en place d'une Convention contre la corruption.
L'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) est l'organe de contrôle indépendant et quasi-judiciaire, responsable de la mise en œuvre des conventions des Nations Unies sur les drogues. Il fut mis en place en 1968, par la Convention unique sur les stupéfiants de 1961. L'OICS est indépendant des gouvernements et des Nations Unies ; ses membres siègent à titre personnel. Dans l'exécution de ses tâches, l'OICS obtient des informations par le biais de la Délégation de la
Commission européenne et débat de questions relevant de sa compétence avec les hauts fonctionnaires de la Commission européenne et du Parlement européen.
L'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) (www.unido.org) aide les pays en développement et les pays à économie en transition. Elle mobilise connaissances, qualifications, informations et technologies afin de promouvoir des emplois productifs, une économie compétitive, un environnement sain et réduire la pauvreté. En janvier 1993, un Accord ONUDI-CE est entré en vigueur afin de coordonner des activités et des questions d'intérêt mutuel. Au début, cet
accord ne s'est traduit par aucun projet commun. Dans le sillage de la réforme de l'ONUDI, cette tendance s'est inversée et le seul grand projet actuellement exécuté par l'ONUDI est financé grâce à des fonds communautaires. Des pourparlers sont en cours entre le Secrétariat de l'ONUDI et la Commission, s'agissant de renforcer leur coopération mutuelle pour réduire la pauvreté. En 1999, l'ONUDI fut le premier organe de la famille des Nations Unies à formellement adopter l'euro pour sa
comptabilité et comme devise de référence.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ( http://www.iaea.org ), constitue le forum intergouvernemental central, au plan mondial, pour la coopération scientifique et technique dans le domaine nucléaire. C'est aussi le corps d'inspection international responsable de l'application des garanties nucléaires et chargé de vérifier les mesures couvrant les programmes civils. La Commission européenne représente la Communauté
européenne de l'énergie atomique (Euratom) aux réunions de l'Agence. Euratom et l'AIEA axent l'essentiel de leurs efforts sur la radioprotection et les garanties nucléaires. La Communauté européenne est partie à la Convention sur la Sûreté nucléaire et à la Convention sur la protection physique des matériaux nucléaires. Un accord a été signé, en 1975, entre Euratom et l'AIEA, dans le but de promouvoir une étroite coopération administrative et technique.
La Délégation, dans une certaine mesure, suit aussi les discussions et les échanges d'informations avec les autres organisations et institutions non onusiennes basées à Vienne, comme par exemple l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et l'Arrangement de Wassenaar qui promeut transparence et responsabilisation dans le transfert des armements et technologies à double usage
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