
Sommaire: Le 8 mars 2005: José Manuel BARROSO, Président de la Commission européenne, sur la 'Journée internationale de la femme' . Réunion du Groupe des Commissaires "Egalités des chances" à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme (Strasbourg)
Mesdames et messieurs,
Cette année, la Journée internationale de la Femme revêt pour moi une importance particulière.
Nous célébrons en 2005 le dixième anniversaire de la Conférence de Pékin et de sa « Plate forme d'action » qui incarne la détermination des Etats participants à faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines et dans toutes les politiques.
L'Union européenne s'est engagée résolument dans ce « mainstreaming » de l'égalité.
C'est pourquoi j'ai tenu à donner à cette réunion du Groupe des Commissaires chargé des Droits fondamentaux, de la lutte contre la discrimination et de l'égalité, un caractère un peu exceptionnel - par sa date, par son lieu, emblématique de l'Europe des libertés et de la démocratie ; par la diversité et la qualité des invités aussi.
Je vous remercie donc chaleureusement d'avoir accepté mon invitation, car vous incarnez à votre manière l'engagement de l'Europe en faveur de l'égalité des genres, que vous apparteniez au Parlement européen, à la société civile ou aux autres institutions européennes.
La Commission que je préside a fait de l'égalité des chances un axe central de son action.
J'ai créé un portefeuille explicitement consacré à cette politique, pour la première fois dans l'histoire de la Commission. Sept femmes appartiennent à mon équipe, ce qui représente un progrès sensible par rapport au passé.
Vous savez que la Commission a présenté le 2 février dernier ses propositions pour donner un nouveau départ à la « stratégie de Lisbonne ».
Leur ambition est simple, et elle résume ce qui doit être à mes yeux le grand projet de l'Union d'aujourd'hui : l'Europe doit prendre un nouveau départ, et retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi.
Pour réussir ce projet, nous devons promouvoir l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, au service d'une société plus inclusive et plus démocratique.
Nous avons fait de réels progrès. Nous pouvons atteindre l'objectif de Lisbonne - un taux d'emploi féminin de 60 % - si nous poursuivons nos efforts poursuivis et si nous nous attaquons résolument aux inégalités et aux écarts injustifiés qui subsistent.
Ces progrès illustrent l'engagement de l'Union à mettre en œuvre la plateforme d'action adoptée à Pékin il y a dix ans.
Le monde y reconnaissait le rôle des femmes dans le développement et la lutte contre la pauvreté.
Le « mainstreaming » de l'égalité entre les hommes et les femmes devenait un principe essentiel qui s'est ensuite imposé à des politiques très différentes.
C'est le cas de la politique de développement. C'est aussi le cas de la politique de justice et de sécurité, qui a fait de la violence faite aux femmes une priorité d'action.
Ainsi, depuis 8 ans, le programme Daphné a soutenu plus de 150 projets, impliquant un millier d'organisations issues de la société civile.
Qu'il s'agisse de l'emploi, de la violence, de l'éducation, ou de la place des femmes dans les médias, la marche vers l'égalité ne s'arrête pas aujourd'hui. Le message de Pékin - celui du « mainstreaming » de l'égalité - doit continuer à être porté par l'Union européenne.
En effet, l'égalité associe, de manière inséparable, les enjeux économiques et sociaux et le respect des droits fondamentaux. Une société démocratique repose sur la participation égale des femmes et des hommes dans la vie économique et politique. La Charte des Droits fondamentaux fait ainsi de l'égalité entre les hommes et les femmes un principe essentiel que doivent respecter les politiques et les institutions communautaires.
La révision des « Objectifs de Développement du Millénaire », cet automne, impose à l'Europe de jouer son rôle, qui est d'être à l'avant-garde de l'égalité des genres.
L'Union européenne est en effet la seule région du monde qui a développé, au fil des ans, une politique globale en faveur de l'égalité, et nous devons en être fiers. Beaucoup de pays, dans le monde, attendent de l'Europe qu'elle montre la voie. C'est aussi le sens que je veux donner à cette Journée internationale de la Femme.
CONCLUSION
Our discussions have revealed both a shared commitment to equality and the importance of this policy for the success of the Lisbon Strategy.
I draw four important conclusions from this debate.
Firstly, we remain firmly committed to further mainstreaming of equality in all internal and external Community policies. I will personally ensure that mainstreaming is a daily reality for this Commission
In order to achieve genuine progress, we need a better understanding of the facts and the problems. I am therefore delighted that the Commission has this afternoon proposed the establishment of a Gender Equality Institute. This will help us to consolidate our knowledge of equality issues and thereby ensure solid progress in these policies.
But there can be no progress in equal opportunities policy without building partnerships between all the parties concerned and at all levels - European, national and local. The European Parliament, civil society, social partners, European and national public authorities all have a decisive role to play in promoting equality in new areas.
Why, for example, do girls do better than boys at school but remain overrepresented in lower-level jobs and economic sectors?
This is a waste of human capital that Europe cannot afford. But we cannot solve the problem overnight. Each and every one of us must break down deeply rooted stereotypes and prejudices, such as the idea that girls and boys are genetically suited to particular academic disciplines.
Lastly, equal opportunities must be something that men and women, mothers and fathers experience in practice. Why do 84% of men fail to exercise their right to parental leave, even though they know about it? Child-rearing responsibilities must be shared more equally instead of always falling to the mother. This is the way to promote equal participation in economic and social life and, at the same time, to help parents fulfil their desire to have children.
Thank you again for accepting my invitation and for contributing to this lively and fruitful debate.
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