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Déclaration de la Présidence de l'UE sur le développement social

Sommaire: 16 février 2001: Trente-neuvième session de la Commission des Nations Unies pour le développement social. «Programme de travail pluriannuel de la Commission pour la période 2002-2006.» Intervention prononcée par M. Hans Lundborg, Chef de délégation de la Suède, au nom de l'Union européenne (New York)

Mme la Présidente,

Je suis heureuse d'avoir à m'exprimer au nom de l'Union européenne sur le point 4 de l'ordre de jour, à savoir le programme de travail pluriannuel de la Commission pour la période 2002-2006. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) ainsi que les autres pays associés (Chypre, Malte et Turquie) se rallient à cette déclaration. Après avoir étudié avec intérêt le programme de travail pluriannuel, l'Union européenne souhaiterait faire les remarques suivantes à propos de l'ordre du jour proposé.

Pour commencer, une remarque à caractère général. Comme cela a été souligné précédemment, l'Union européenne aimerait mettre en relief combien il est essentiel, dans cette Commission, de créer des méthodes de travail informelles et plus souples. S'appuyant sur les principes esquissés dans la Déclaration du Millénaire, les commissions fonctionnelles devraient chercher à avoir des discussions concrètes sur des thèmes choisis en rapport avec les conférences de l'ONU et les objectifs internationaux de développement. La Commission pour le développement social devrait, dans cet esprit, axer ses travaux sur des discussions techniques et sur les meilleures pratiques de manière à pouvoir poursuivre la mise en œuvre de l'Agenda de Copenhague. L'un de ces aspects est une meilleure intégration des expériences de chercheurs dans les travaux de la Commission. Faisant figure d'initiative particulièrement utile, l'UE souhaiterait féliciter le secrétariat pour sa note d'information « Compilation des résumés », qui met en évidence l'impact de la 24ème SSAGNU sur l'ensemble du système.

« Intégration des politiques sociale et économiques », thème proposé pour la Commission pour le développement social en 2002, a été un important sujet de discussion pendant la session spéciale de Genève de l'été 2000. Eu égard à ce thème, il serait important de prendre en compte ses aspects intersectoriels et de les rattacher à d'autres processus des Nations Unies dont le but est d'explorer le lien existant entre les développements économique et social, par exemple la manifestation intergouvernementale de haut niveau pour le financement du développement, le suivi de la Déclaration du Millénaire et le nouveau cycle de négociations de l'OMC.

L'Union européenne se réjouit à la perspective de poursuivre les discussions engagées cette année sur le programme mondial d'action concernant les personnes handicapées avec un débat plus large en 2002 concernant le rapport relatif au troisième mandat du rapporteur spécial sur les handicaps. De surcroît, l'Union européenne accueille avec satisfaction l'examen approfondi qui est fait des préparatifs de la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement. Il sera également important de prendre ces questions en considération dans d'autres processus du système de l'ONU, y compris dans la Commission des droits de l'homme.

« Partage d'expériences et de pratiques dans le développement social » est le thème qui a été proposé pour l'année 2003. L'Union européenne accueille avec intérêt un examen approfondi d'une question vitale pour la réalisation du développement social. Comme l'a proposé le bureau, ce thème devrait fournir à la discussion un certain nombre de questions spécifiques. L'Union européenne souhaiterait y voir figurer les questions suivantes : l'impact d'une stratégie internationale de l'emploi sur le développement social ; l'établissement de partenariats pour le développement social ; responsabilité sociale des entreprises et politiques sociales de développement.

Mme la Présidente,

Copenhague+5 a admis qu'il n'y avait pas qu'une voie pour parvenir au développement social et reconnu qu'il était important que les États membres fassent partager les informations dont ils disposent sur leurs expériences nationales et leurs meilleures pratiques en matière de développement social, et ce sur la base de l'égalité et du respect mutuel. De plus, Copenhague+5 a reconnu la nécessité d'élaborer une stratégie internationale de l'emploi, cohérente et coordonnée, visant à accroître les chances offertes aux individus de parvenir à des conditions de vie durables et d'avoir accès à un emploi. Cette stratégie sera prête pour être discutée par la Commission de 2003.

En outre, l'Union européenne propose que la jeunesse, et les défis auxquels elle fait face, devrait constituer une question à soulever lors de la discussion de 2003, question à la fois distincte, spécifique et intersectorielle. Au début du XXIème siècle, les jeunes seront amenés à occuper des positions de direction et à prendre des décisions qui les contraindront à relever les multiples défis, environnementaux, économiques et sociaux, hérités du XXème siècle. Comme cela a été répété dans différents forums, les jeunes, constituant un pouvoir dans la société, disposent d'un potentiel énorme pour contribuer au développement et au progrès social. Ce potentiel doit être mobilisé. L'Union européenne estime que la Commission pour le développement social est le forum voulu pour se charger de cette question.

« Amélioration de l'efficacité du secteur public dans la politique sociale et le développement » et « Analyse de la situation générale de la famille/des tendances auxquelles sont confrontées les familles », thèmes proposés pour 2004, sont tous deux d'un grand intérêt pour l'Union européenne. L'Année internationale de la famille a, comme l'a souligné le rapport du Secrétaire général sur le « Suivi de l'Année internationale de la famille », laissé derrière elle un certain nombre de questions cruciales sans réponse. Nous estimons qu'il est important de développer une communauté de vues, d'accroître les connaissances sur les questions familiales et d'éviter les stéréotypes. L'une des questions à discuter pourrait être la réconciliation des vies professionnelle et familiale.

En 2005, le thème proposé est celui d'une analyse de la poursuite de la mise en œuvre du Sommet social et de sa session de suivi. L'Union européenne est d'accord pour reconnaître que le suivi devrait constituer une question centrale pour la Commission. Il reste que la forme et les modalités de l'analyse doivent être l'objet d'une discussion approfondie et que, pour le cas où des suivis nationaux seraient pertinents, l'accent devrait être mis sur un petit nombre de questions centrales. Le rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre intégrée et coordonnée d'une part, le suivi de l'autre, des principaux sommets et conférences des Nations Unies est, à cet égard, ce qui permet le mieux d'orienter la poursuite de nos travaux. Comme cela a été esquissé dans le rapport, les commissions fonctionnelles de l'ECOSOC sont exhortées, entre autres, à identifier les objectifs et l'importance du suivi. Il faudrait faire en sorte que les analyses mettent l'accent sur les questions clefs et s'attaquent aux nouveaux développements et défis. Au nombre de ces questions devrait figurer la nécessité de faire passer dans la réalité les engagements passés et les leçons tirées. L'Union européenne souhaiterait voir ces recommandations constituer la base de nos travaux ultérieurs.

Pour finir, l'Union européenne soutient le thème prévu pour 2006, à savoir « Analyse de la première décennie des NU pour l'élimination de la pauvreté (1997-2006) et de la campagne mondiale pour éliminer la pauvreté ». Il est important que, compte tenu de la très grande ampleur du sujet, nous accordions une attention spéciale à ses aspects intersectoriels et que nous fassions tous les efforts possibles pour parvenir à un suivi cohérent.

Je vous remercie, Madame la Présidente.

  • Ref: PRES01-021EN
  • Source UE: Présidence UE
  • UN forum: Troisième Commission (Affaires sociales, humanitaires et culturelles)
  • Date: 16/2/2001


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