
Sommaire: 16 février 2001: Consultations informelles sur le Forum des Nations Unies sur les forêts. Remarques de conclusion de Mme Astrid Bergquist, représentante de la Suède, au nom de l'Union européenne (New York)
J'ai l'honneur de prendre la parole au nom de l'Union européenne. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Roumanie et Slovénie) ainsi que Chypre et Malte, autres pays associés, se rallient à cette déclaration. Nous estimons que l'occasion qui nous a été donnée de partager nos manières de voir, de renforcer notre communauté de vues sur les éléments du programme de ce forum informel a
été des plus utiles pour fournir des conseils au secrétariat sur la préparation du rapports du Secrétaire général. Ces discussions ont été enrichies par une large participation.
Nous sommes enchantés de voir qu'un large consensus s'est dégagé pour mettre l'accent sur la mise en œuvre. Comme l'a rappelé l'ambassadeur Asadi pour le compte du groupe des 77, il nous faut maintenant nous orienter sur la mise en œuvre des propositions relatives à la gestion durable des forêts. C'est aux niveaux régional et national et avec l'aide des organisations du PCP que cette mise en œuvre doit être réalisée et que le plan d'action devrait servir d'outil pour parvenir à cette fin. L'UE
s'est engagée de manière énergique pour faire reposer le plan d'action sur le rapport final du FIF (paragraphe A9), lequel décrit dans ses grandes lignes la manière suivant laquelle la mise en œuvre des propositions faites par le PIP/FIF devrait être entreprise, en particulier le soutien des analyses par pays. La priorité devrait de ce fait être accordée aux processus nationaux.
Nous espérons également que, pour faciliter les travaux de la première session de fond du FNUF, le Secrétariat travaillera avec le Bureau pour nous fournir à temps un ordre du jour commenté pour la réunion de juin.
En ce qui concerne le programme de travail pluriannuel (PTPA), nous encourageons le secrétariat du FNUF à poursuivre ses travaux sur sa matrice de manière à faciliter la réalisation de ce programme et prendre en compte les projets élaborés par un certain nombre de délégation, dont l'UE. La matrice finale nous fournira un vue globale d'accès aisé, rendant ainsi clair le programme des travaux.
Au cours de la semaine, un accord s'est dégagé sur la nécessité d'un contrôle, d'une analyse et d'un suivi s'appuyant sur les structures déjà en place. Contrôle et analyse devraient s'appuyer sur un système de suivi délibéré et crédible, faisant appel aux critères et indicateurs utilisés pour une gestion durable des forêts. Pour rendre ce suivi plus efficace, un échantillon de rapports devrait être présenté et discuté à chaque session de manière à permettre des échanges de vues.
Les gouvernements nationaux et les membres du PCP devraient identifier les critères de succès escomptés pour les cinq années à venir. Ils devraient, à un stage précoce, décrire aussi bien les résultats obtenus que ce qui fait obstacle au progrès. Des ressources devraient également allouées pour l'analyse faite par des tiers de ce processus, le cas échéant sur une base régionale.
Nous soulignons l'importance d'une meilleure coopération, mais aussi d'une meilleure coordination des politiques et programmes pour faciliter la mise en œuvre des accords existants et pour renforcer l'efficacité de l'accord international sur les forêts, dans lequel le Partenariat de collaboration sur les forêts a un rôle essentiel à jouer. Les participants au PCP devraient entreprendre une programmation commune en harmonie avec les politiques, stratégies et activités encouragés par le FNUF. Il
est satisfaisant de voir que nous semblons tous être d'accord pour que le PCP soit un corps composé des organisations ayant participé à l'ESIAF, bien qu'en leur adjoignant les conventions sur le climat et la désertification ainsi que le Fonds pour l'environnement mondial. De surcroît, le PCP devrait exhorter d'autres organisations, initiatives et processus pertinents, y compris des ONG, des OPA et des entités du secteur privé, à apporter leur contribution. Comme le Nigeria, au nom du G77, et
l'Australie l'ont mentionné, des organes régionaux devraient également être consultés. Comme l'ont fait remarqué les Nations Unies et le représentant de la FAO, il est d'une importance vitale que les gouvernements dirigeant les organes exécutifs des organisations constituant le PCP veillent à ce que les priorités du FNUF soient incluses dans le programme de travail des organes du PCP. Il est essentiel également que le PCP soit opérationnel à la FNUF-1.
Des actions intersectorielles devraient être engagées au niveau national essentiellement par le biais des programmes forestiers nationaux. Aux niveaux régional et international, nous suggérons que le FNUF fasse preuve d'anticipation et cherche à engager d'autres partenaires et processus, éventuellement par le biais d'initiatives spécifiques. Dans ce contexte, nous sommes conscients que, comme nous l'a rappelé le Brésil, de multiples facteurs, comme les ressources financières, le renforcement
des capacités, les transferts de technologies, sont importants pour une mise en œuvre réussie d'une gestion durable des forêts et que les dimensions économique, sociale et culturelle doivent également être prises en considération. Le Mexique a fait valoir que le commerce international constitue également, dans le soutien de la GDF, un facteur important. En ce qui concerne le financement, l'atelier d'Oslo a montré qu'un large éventail de mécanismes de financement de la GDF était disponible au
niveau national. Un groupe ad hoc d'experts disposant d'un mandat reposant sur la collecte et le partage d'expériences positives, axées sur les questions spécifiques pour les forêts, serait la meilleure façon de s'attaquer à cette question.
En tant que forum de politique et de dialogue, le FNUF pourrait également avoir comme vocation de susciter une communauté de vues sur la GDF. Pour entretenir une approche du FNUF suffisamment orientée sur l'action, cette fonction devrait être directement reliée à la mise en œuvre. L'UE a proposé que nous ne nous occupions que d'une question intersectorielle à chaque session du FNUF, laissant ainsi suffisamment de temps pour discuter de deux autres questions prioritaires par session, questions
relevant de développements en cours dans d'autres processus, y compris dans les Conventions.
Afin de renforcer l'engagement politique, le segment ministériel de haut niveau du FNUF doit aller de pair avec l'émergence d'un engagement politique dans l'ensemble de la société civile. C'est pourquoi il est essentiel de planifier et de préparer ces segments de manière à parvenir à l'impact politique le plus élevé qui soit. Ces segments devraient mettre l'accent sur des thèmes spécifiques et être limités dans le temps. Nous suggérons que le segment ministériel de haut niveau soit organisé par
deux fois pendant les cinq années du FNUF, la seconde manifestation devant avoir lieu lors de la FNUF-5. Le dialogue avec les responsables des organisations entrant dans le PCP représente une part importante de ces segments.
Les paramètres d'un mandat destiné à mettre en place un cadre légal pour tous les types de forêts demanderont de plus amples discussions, de manière à ce que le FNUF puisse transmettre une recommandation au Conseil économique et social des Nations Unies et à l'Assemblée générale. En raison de la complexité du sujet, cette question devrait d'abord être abordée par un groupe de travail ad hoc. Une session de discussion du FNUF devrait avoir lieu en 2005, qui s'appuierait sur un rapport de ce
groupe de travail ad hoc d'une part, sur une analyse des travaux du FNUF de l'autre.
Le dialogue multi-parties?prenantes constitue un autre question importante. La participation de la société civile, du secteur privé et d'autres groupes de premier plan sera d'une importance capitale pour le succès du FNUF et du plan d'action.
Compte tenu des fructueuses consultations de cette semaine, l'Union européenne se réjouit à la perspective du vaste échange de vues qu'elle aura avec les délégations et le bureau au cours de ce printemps, et ce dans l'objectif d'assurer le succès de la FNUF-1.
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