
Sommaire: 12 février 2001: Session organisationnelle du Forum des Nations Unies sur les forêts. Intervention de M. Per Norström, chef de la Délégation suédoise, au nom de l'Union européenne (New York)
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de prendre la parole au nom de l'Union européenne. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) ainsi que les autres pays associés (Chypre, Malte et Turquie) se rallient à cette déclaration.
Monsieur le Président, l'UE soutient les candidats ayant été proposés au bureau et attend avec intérêt la poursuite de l'étude des importantes questions dont nous auront à nous occuper sous leur conduite avisée.
L'UE souhaiterait remercier le Secrétariat pour la qualité des travaux réalisés depuis le FIF-4 pour préparer cette réunion d'une part, les consultations informelles sur le programme d'action qui en découlera d'autre part. L'UE salue la documentation présentée pour les consultations informelles, laquelle sert de base utile pour les discussions. Nous souhaiterions exprimer notre satisfaction en face des initiatives prises depuis le FIF-4, en particulier l'Initiative des huit pays avec sa
Consultation internationale d'experts qui s'est tenue à Bonn du 27 novembre au 1er décembre dernier et l'Atelier international d'experts sur le financement de la gestion durable des forêts qui s'est tenu à Oslo du 22 au 25 janvier de cette année.
L'UE soutient de manière résolue le nouvel accord international sur les forêts qui englobe l'instauration du FNUF. L'UE considère le programme de travail pluriannuel du FNUF comme d'une importance toute particulière pour le soutien à la mise en œuvre d'une gestion durable des forêts à l'échelle mondiale, laquelle s'inscrit dans le droit fil de l'Agenda 21, des Principes Forestiers et des Propositions pour l'action du PIF/FIF. Grâce à son programme de travail pluriannuel, le FNUF peut, et
devrait, améliorer la coopération internationale à venir en matière de gestion, de conservation et de développement durable de tous les types de forêts. Un document de travail, mettant en relief la logique de travail de l'UE sur le programme de travail pluriannuel, a été distribué et sera mis à la disposition des participants au fond de la salle.
Le plan d'action devrait constituer un outil susceptible d'appuyer sa mise en œuvre essentiellement aux niveaux national et régional. Il devrait servir d'orientation en termes de priorités et de calendriers. Dans ce contexte, la coopération avec le Partenariat de collaboration sur les forêts devrait être mise en avant, c'est la raison pour laquelle nous attendons avec intérêt la présentation qui sera faite plus tard dans la journée sur la manière dont ce partenariat gagne du terrain. L'UE
considère également la participation de la société civile comme importante et nécessaire pour le succès du FNUF.
L'UE rappelle que, conformément à la résolution E/2000/35 de l'ECOSOC, une batterie de règles de procédure, semblables à celles de la Commission sur le développement durable, devraient orienter les débats du FNUF. Se plaçant dans cette logique, l'UE est persuadée que le bureau devrait être élu sur la base d'une année, comme c'est le cas avec la Commission sur le développement durable et qu'il devrait, une année par avance, se consacrer à préparer la session qu'il préside. Il serait possible de
parvenir à ceci en tenant une courte réunion d'une nouvelle session pour élire un bureau à la suite de la session précédente. Quoi qu'il en soit, pour des raisons de continuité, nous considérons qu'il serait bénéfique de garder le même bureau en place pour les deux premières sessions de fond du FNUF, ceci devant constituer une exception à la règle. Cela dit, pour garantir une certaine égalité entre toutes les régions au cours des cinq années à venir, la présidence devrait être renouvelée tous
les ans. Ce qui veut, en fait, dire que le bureau initial devrait fournir deux présidents différents.
L'UE voudrait remercier les pays s'étant déclarés disposés à accueillir le secrétariat. L'Union européenne estime que les offres, y compris leurs implications financières, méritent une considération toute particulière lors de ce forum. Nous n'ignorons bien sûr pas que la résolution E/2000/35 de l'ECOSOC dispose que le secrétariat devrait être situé de préférence au siège des Nations Unies à New York. L'UE attend avec intérêt nos prochaines discussions sur ce sujet.
Je voudrais, dans ce contexte, faire valoir que l'UE est persuadée que la pertinence et l'efficacité du FNUF profiteraient de ce que les sessions se tiennent à l'extérieur de New York. C'est pourquoi nous saluons la décision contenue dans la résolution de l'ECOSOC selon laquelle les sessions du FNUF peuvent avoir lieu ailleurs qu'au siège des Nations Unies. L'UE a l'espoir que nous puissions nous mettre d'accord pour que les sessions du FNUF puissent se tenir de préférence en dehors de New
York, cela dépendant bien sûr des offres adressées par les pays intéressés et du soutien financier qui pourra être obtenu de sources extérieures au budget ordinaire de l'ONU.
Pour terminer, Monsieur le Président, quelques mots sur la durée de la première session de fond du FNUF. La résolution de l'ECOSOC ayant disposé que le FNUF se réunira tous les ans pendant une période de deux semaines au maximum, il nous faut donc nous prononcer sur le fait de savoir si deux semaines pleines sont indispensables. La première session de fond du FNUF, prévu provisoirement pour le mois de juin prochain, a pour objectif principal de nous mettre d'accord sur le programme de travail
pluriannuel. Ceci constituant une question fondamentale pour assurer le succès des travaux du FNUF, nous saluons les consultations informelles qui auront lieu à l'issue même de cette réunion. L'UE est convaincue que ces consultations nous donneront l'occasion d'un échange de points de vue qui devraient à leur tour faciliter nos négociations de juin, nous rendant ainsi capables d'achever nos travaux de cette session en une semaine. Ce faisant, nous pourrions économiser des ressources, tant
financières qu'administratives, dont nous pourrons avoir meilleur usage en aval de ce processus. Nous sommes persuadés qu'une semaine de réunions formelles en juin nous fournirait un temps suffisant pour adopter le programme de travail pluriannuel du FNUF ainsi que différents points de l'ordre du jour prévus dans la résolution de l'ECOSOC.
Monsieur le Président, l'UE attend avec intérêt de poursuivre la discussion sur ces questions dans le dialogue avec ses partenaires.
Merci de votre attention.
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