
Sommaire: 12 juin 2001: Première Session du Forum des Nations Unies sur les forêts. Allocution d'ouverture de M. Karl-Erik Norrman, chef de la Délégation suédoise, au nom de l'Union européenne (New York)
J'ai l'honneur de prendre la parole au nom de l'Union européenne. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) ainsi que les autres pays associés (Chypre, Malte et Turquie) se rallient à cette déclaration.
Je tiens tout d'abord à remercier le Secrétariat et le Bureau des efforts qu'ils ont accomplis pour mettre à notre disposition le rapport du Secrétaire général, "Programme de travail pluriannuel du Forum des Nations Unies sur les forêts", qui a été une contribution précieuse à l'évolution de notre réflexion.
Le Programme de travail pluriannuel (PTPA) devrait traduire les objectifs, les principales fonctions et les tâches spécifiques esquissées dans la résolution E/2000/35 du Conseil économique et social, en activités concrètes à entreprendre par le FNUF dans les cinq années à venir. L'objectif global du PTPA devrait être de faciliter et promouvoir la mise en œuvre aux niveaux national, régional et mondial d'une gestion forestière durable dans tous les types de forêts. Le Programme de travail
pluriannuel doit également permettre au FNUF d'être une enceinte d'orientation et de coordination.
En accord avec le rapport du Secrétaire général, l'Union européenne estime qu'il pourrait être fructueux de se focaliser à chaque session sur un thème central. Ce thème devrait être choisi avec soin et constituer le centre d'intérêt de la plupart des éléments d'une session du FNUF. Cela ne devrait toutefois pas limiter les possibilités de traiter par exemple de questions d'actualité ou des thèmes des segments ministériels de haut niveau. Nous reviendrons sur la question des thèmes lors des
discussions de détail du groupe de travail sur le PTPA.
Pour être efficace, la FNUF devrait avoir un ordre du jour maniable. Par exemple, chacune de ses sessions pourrait être consacrée à une question transversale et à deux autres questions prioritaires. Celles-ci pourraient porter sur des points soulevés par les rapports nationaux traitant des obstacles et des progrès dans la mise en œuvre, aussi bien que sur l'évolution récente d'autres processus, en particulier les conventions et programmes mondiaux liés à la forêt. L'Union européenne invite le
Secrétariat du FNUF à procéder à de fréquentes consultations avec ces autres enceintes, c'est-à-dire la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et la Convention sur la biodiversité.
Le segment ministériel de haut niveau est un instrument politique extrêmement important du FNUF. Il a pour finalité de guider le débat et les négociations sur les questions forestières mondiales et leurs liens avec le développement durable. L'Union européenne estime qu'il devrait se réunir deux fois au cours de la FNUF, peut-être à la FNUF+2 et à la FNUF +5, pour une durée de deux ou trois jours et avec la participation de ministres, ainsi que le prévoit la résolution du Conseil économique et
social. Le segment devrait avoir un thème bien circonscrit et encourager un débat ouvert. Nous estimons que le dialogue avec les dirigeants des organisations ne devrait pas être limité aux membres du PCF.
L'Union européenne pense que les dialogues multi-parties prenantes sont importants pour donner l'occasion au secteur privé et à d'autres groupes importants d'apporter des contributions utiles au dialogue intergouvernemental sur la politique forestière et au Plan d'action. Des dialogues multi-parties prenantes devraient se tenir lors de chacune des futures sessions du FNUF et être organisés au début de chaque session. Cela, bien entendu, ne devrait pas empêcher une participation active de ces
intervenants au cours et dans l'intervalle des sessions du FNUF. Nous attachons un grand intérêt aux contacts avec les parties prenantes au cours de la FNUF-1, en particulier pour entendre leurs vues sur les modalités d'organisation de ces dialogues multi-parties prenantes lors des futures sessions du FNUF.
Surveillance, évaluation et rapports sont l'une des fonctions clés du FNUF. Des rapports des pays, régions, organisations ou processus devraient être présentés lors de chaque session du FNUF. Les idées esquissées aux paragraphes 39-41 du rapport du Secrétaire général, où sont recensés les trois aspects de la surveillance, de l'évaluation et du rapport constituent une base utile pour nous futures délibérations. L'accent devrait être mis sur la surveillance et l'évaluation de la mise en œuvre des
propositions d'action GIF/FIF, s'appuyant sur un système de rapport volontaire crédible. Une sélection de rapports pourraient être présentés et discutés à chaque session. Un dispositif de nature à faciliter un échange d'idées et d'expériences innovant pourrait être une méthode de travail fructueuse. Des analyses et rapports émanant de tierces parties devraient également être prévus dans le cadre du processus, le cas échéant sur une base régionale.
Pour faciliter les débats du FNUF et appuyer le Programme de travail pluriannuel, nous suggérons la création :
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