Déclaration de la Présidence de l'UE sur le développement social
Sommaire: 20 février 2001: Intervention prononcée par M. Hans Lundborg, chef de délégation suédoise, au nom de l'Union européenne. Trente-neuvième session de la Commission des Nations Unies pour le développement social. Révision des plans et programmes d'action pertinents des Nations Unies concernant la situation des groupes sociaux (New York)
Mme la Présidente, Excellences, Mesdames et Messieurs les délégués,
J'ai, au nom de l'Union européenne, le plaisir de m'exprimer sur le point 3 b) de l'ordre du jour, à savoir la révision des plans et programmes d'action pertinents des Nations Unies concernant la situation des groupes sociaux. Les pays d'Europe Centrale et Orientale associés à l'Union européenne (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie), les autres pays associés (Chypre, Malte et Turquie), ainsi que la Norvège, pays de l'AELE
membre de l'Espace Economique Européen, se rallient à cette déclaration.
L'UE souhaite profiter de cette occasion pour remercier le Secrétaire général et le Secrétariat pour les rapports de synthèse qu'ils ont préparés sur ce point de l'ordre du jour. Nous souhaiterions également élargir notre reconnaissance aux différents organes concernés des NU pour les travaux considérables qu'ils ont accomplis sur des questions auxquelles l'UE attache une grande importance.
Mme la Présidente,
Le nombre croissant de personnes d'âge avancé dans la population constitue un progrès important dans la mesure où de plus en plus de gens ont la chance de vivre longtemps et des vies bien remplies. Cela dit, cette situation représente de nouveaux défis pour la société, en particulier lorsqu'un nombre de moins en moins important de travailleurs se voit contraint de porter le poids d'un segment toujours plus large de la population. L'UE attend avec intérêt de pouvoir développer plus avant ces
réflexions durant cette session de la Commission et lors du comité préparatoire de la semaine prochaine.
L'Année internationale des personnes âgées de 1999 a constitué un aboutissement important du plan d'action international sur le vieillissement. Permettez-moi de mettre ici en relief ce que l'UE a trouvé être d'un intérêt particulier. L'Année internationale des personnes âgées
- a contribué à accroître la prise de conscience du public et à changer les attitudes vis-à-vis des personnes âgées par des débats publics sur leur situation et leur rôle dans la société,
- a relancé le débat sur les droits civils, politiques, sociaux et culturels des personnes d'âge avancé et sur le développement de nouvelles formes de participation à la vie sociale,
- a encouragé le développement de nouvelles politiques économiques et sociales pour faire face aux besoins des personnes de tous âges,
- a encouragé la solidarité et l'interaction intergénérationelles
- a encouragé un apprentissage tout au long de la vie par le biais des technologies de l'information, et
- a, dans différents pays et cultures, accru la prise de conscience de la contribution des personnes âgées au développement économique et social
Mme la Présidente,
En ce qui concerne l'Année internationale de la famille et la célébration de son dixième anniversaire en 2004, l'UE souhaiterait mettre en relief l'importance d'accroître la sensibilisation à la transformation de la situation des familles, y compris aux nouvelles modalités de vie, comme au résultat de transformations sociales, économiques et démographiques. Dans ce contexte, l'UE souhaiterait souligner le défi auquel sont confrontés beaucoup de parents dans leur tentative de concilier vies
professionnelle et familiale. De surcroît, les femmes ont eu à faire face à des difficultés particulières, leur intégration en termes d'égalité sur le marché du travail s'étant réalisée lentement et la répartition des responsabilités familiales étant toujours inégale. Le dixième anniversaire de l'Année internationale de la famille donne une occasion unique d'aborder cette question et de placer les familles dans un plus large contexte de développement.
Je souhaiterais maintenant aborder la situation de personnes handicapées, auxquelles l'UE accorde une priorité toute particulière, par exemple à travers la communication « Vers une Europe sans entrave pour les personnes handicapées » et une réunion d'experts organisée en Suède en avril prochain sur le même thème. L'objectif global de la politique en faveur des handicapés est de parvenir à une société permettant à toute personne, quels que soient son âge et son handicap, de participer pleinement
à la vie de la communauté. Les Etats sont dans l'obligation de donner aux handicapés la possibilité d'exercer leurs droits humains de la même manière que les autres citoyens. L'accent devrait être également mis sur une poursuite et une intensification de la mise en œuvre des règles de l'ONU sur l'égalisation des chances des personnes handicapées. Dans les efforts qu'elle déploie pour parvenir à une société ouverte, par l'importance qu'elle accorde à leurs capacités, l'UE souhaite mettre en
avant l'importance d'un accès pour les personnes handicapées à des soins de santé, à une rééducation, à des services sociaux et à une éducation. Ces éléments sont essentiels pour donner aux handicapés la possibilité d'avoir accès à des possibilités d'emploi, à des moyens durables d'existence et à une amélioration de leurs conditions de vie. Nous attendons avec intérêt la commission de l'année prochaine lors de laquelle le Rapporteur spécial sur les incapacités aura l'occasion de présenter son
rapport.
Je vous remercie, Mme la Présidente.
- Ref: PRES01-022EN
- Source UE: Présidence UE
- UN forum: Troisième Commission (Affaires sociales, humanitaires et culturelles)
- Date: 20/2/2001
| Haut |