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UE-Nations unies - la Commission engage l'Union européenne à renouveler son engagement en faveur du système onusien et du multilatéralisme

Sommaire: le 10 septembre 2003 : UE-Nations unies: la Commission engage l'Union européenne à renouveler son engagement en faveur du système onusien et du multilatéralisme (Bruxelles)

La version intégrale de ce document est disponible en format pdf:

La Commission a présenté ce jour une nouvelle stratégie pour les relations UE-Nations unies. Le document en question met en avant des modalités pratiques susceptibles d'aider l'Union européenne à renforcer sa position de pilier central du système multilatéral grâce à une meilleure participation au système onusien. Chris Patten, commissaire européen chargé des Relations extérieures, a déclaré: «Il importe que l'engagement de l'Union européenne en faveur d'une politique étrangère multilatérale se concrétise également au niveau de la ligne de conduite adoptée à l'égard des institutions internationales, à commencer par les Nations unies. En tant que premier bailleur de fonds des Nations unies, l'Union doit trouver des moyens concrets de renforcer son influence politique au sein du système onusien. Nous entendons discuter de ces idées avec le Conseil et le Parlement, en espérant qu'elles contribueront utilement au débat de l'Assemblée générale qui se tiendra la semaine prochaine à New York.»

La Communication soumet une série de modalités pratiques susceptibles d'améliorer les relations de l'Union avec le système onusien:

Le budget communautaire alloue quelque 300 millions d'euros par an aux agences des Nations unies, notamment en faveur du développement (PNUD) et de l'aide humanitaire (PAM). Si l'on ajoute à cette somme les contributions des différents États membres, il apparaît que l'Union européenne est le premier bailleur de fonds des opérations des Nations unies. Le poids important de l'Union européenne, qui devrait s'accroître encore avec l'élargissement, lui donne non seulement la possibilité, mais aussi le devoir, de prendre l'initiative de formuler des propositions concernant le débat sur la réforme des Nations unies. La communication s'appuie sur la coopération étendue instaurée entre l'Union européenne et les Nations unies au cours de ces dernières années dans toute une série de domaines politiques.

Le dialogue politique de haut niveau établi à cette occasion donne lieu à des rencontres régulières entre le Secrétariat des Nations unies, le Conseil, la Commission et le haut représentant pour la PESC. Qui plus est, l'Union européenne et les Nations unies œuvrent d'ores et déjà de concert en matière de développement et d'aide humanitaire. Cette coopération devrait s'ouvrir à d'autres domaines d'activité. Ainsi, des opérations récentes de maintien de la paix et de police menées par l'Union dans les Balkans occidentaux et actuellement en République démocratique du Congo ont démontré que l'Union européenne était en mesure de soutenir les mandats des Nations unies, grâce à des ressources considérables.

Le constat initial de la communication est l'attachement de l'Union européenne aux solutions multilatérales, sur des questions aussi variées que la sécurité internationale et le changement climatique, en tant que principe fondateur de ses relations extérieures. Elle note également que la capacité de l'Union à influencer les débats multilatéraux n'a pas toujours été à la hauteur de son poids économique et politique combiné. La communication énonce trois moyens susceptibles d'aider l'Union européenne à contribuer plus efficacement aux travaux des Nations unies: Toutefois, elle souligne les obstacles empêchant encore l'Union européenne de «boxer dans sa catégorie» au sein des Nations unies, tels que la persistance de votes en ordre dispersé des différents États membres de l'Union dans les instances clefs des Nations unies ou encore l'absence de coordination efficace de l'Union dans certaines enceintes multilatérales, qui jouent un rôle crucial au niveau de son programme de développement durable. La communication avance des propositions concrètes pour régler ces questions: faire jouer un rôle important aux comités compétents du Conseil dans l'élaboration de la politique de l'Union européenne au sein des principales instances des Nations unies; adopter une approche plus souple et davantage axée sur les mandats pour la participation de l'Union aux négociations des Nations unies; étendre la coordination de l'Union européenne à l'ensemble du système onusien.

Dans cette optique, la communication couvre également certaines questions sensibles concernant la PESC et le Conseil de sécurité, où le rôle de la Commission est limité. La communication affirme que la cohérence de la politique extérieure de l'Union européenne peut être améliorée, dans les limites de l'article 19 du Traité, qui oblige les États membres à se consulter et à défendre les positions communautaires adoptées sur les points discutés au Conseil de sécurité. La communication aborde ce sujet dans la perspective de la Convention, avec pour objectif d'accroître la présentation de positions communautaires communes, notamment au Conseil de sécurité, ce qui implique: La Commission s'adresse à présent au Conseil et au Parlement pour qu'un vaste débat soit lancé sur la mise en œuvre des propositions concrètes contenues dans la communication, dont plusieurs demanderont un effort concerté des principales institutions de l'Union compétentes en matière de relations extérieures.



  • Ref: EC03-247EN
  • Source UE: Commission Européenne
  • UN forum: 
  • Date: 10/9/2003


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