European Union @ United Nations, Partnership in Action
 
 
Manifestations en rapport avec l'UE, dans et autour de New York: en savoir plus sur les programmes universitaires, les séminaires de réflexion, les festivals d'art et les activités culturelles.

 
EU in the USA - delegation to Washington, DC

< Retour à la page précédente

Aide humanitaire en faveur de l'Angola

Sommaire: Le 16 mai 2003 : Angola: la Commission affecte 5 millions d'euros à une aide humanitaire en faveur de la réinstallation des populations revenant au pays (Bruxelles)

La Commission européenne a adopté une décision concernant la poursuite du soutien humanitaire en faveur de la réinstallation des populations touchées par la guerre en Angola. Un montant de 5 millions d'euros sera acheminé par l'Office d'aide humanitaire (ECHO) - service de la Commission européenne relevant de M. Poul Nielson, par l'intermédiaire d'organisations partenaires et d'agences internationales présentes dans le pays ainsi que dans des pays voisins accueillant des réfugiés angolais.

Cette décision soutiendra l'exécution de programmes humanitaires dans les domaines suivants: santé, nutrition, eau/hygiène, articles de première nécessité et vêtements, protection et assistance juridique, intrants agricoles, soutien logistique aux personnes de retour, sensibilisation aux dangers des mines et démarcation des champs de mines, sensibilisation au problème du VIH/SIDA et prévention, et enfin soins et prise en charge des réfugiés. Les principaux objectifs sont, d'une part, de créer les conditions de base permettant la réinstallation des populations en Angola - objectif auquel est allouée une enveloppe de 4 millions d'euros - et, d'autre part, de soutenir, à hauteur de 800 000 euros, la prise en charge des réfugiés et des communautés qui les accueillent dans les pays voisins. Une réserve de 200 000 euros sera affectée, ultérieurement, à l'un ou l'autre de ces objectifs.

Le cessez-le-feu d'avril 2002, après 27 ans de guerre civile, a jeté les bases de l'instauration d'une paix durable en Angola, et provoqué des mouvements de population, d'une ampleur sans précédent, parmi les catégories les plus vulnérables, les réfugiés déplacés à l'intérieur du pays et les réfugiés revenant de leur propre initiative. Selon les estimations, 70% des 1,9 million de personnes qui jusqu'à présent sont revenues en Angola n'ont bénéficié dans ce cadre d'aucune assistance, et sont retournées dans des zones où les conditions minimales en vue de leur réinstallation ne sont pas en place. On s'attend à ce que sur les 1 900 000 personnes toujours déplacées, plusieurs milliers repartent sur les routes avec la fin de la saison des pluies, tandis que les premiers retours organisés des quelque 440 000 réfugiés restants en République démocratique du Congo, en Namibie, en République du Congo et en Zambie devraient commencer en juin 2003. Les réfugiés qui ne reviendront pas en 2003, et les communautés qui les hébergent, continueront d'avoir besoin d'une assistance.

Ces retours massifs de réfugiés interviennent dans un contexte caractérisé par l'insuffisance des capacités d'accueil, l'absence de services de sécurité alimentaire et de santé, la présence de mines terrestres et d'autres munitions non explosées, et une grave détérioration, voire la destruction, des infrastructures routières ou des ponts. Il existe également un risque sérieux de transmission du VIH/SIDA, du fait que les personnes venant de pays connaissant des taux d'infection élevés reviennent dans des zones où la sensibilisation à ce risque est pratiquement inexistante. Compte tenu du fait que les personnes déplacées qui reviennent, les réfugiés et les populations résidentes des zones de réinstallation se trouvent tous dans la même situation de vulnérabilité, il est nécessaire d'éviter toute discrimination dans le traitement des différents groupes.

  • Ref: EC03-126EN
  • Source UE: Commission Européenne
  • UN forum: 
  • Date: 16/5/2003


< Retour à la page précédente

Voir aussi
 

Etats Membres de l'Union Européenne