
Sommaire: 26 février 2001: Intervention de Mme Johanna Brismar Skoog, de la Mission Permanente de la Suède, au nom de l'Union européenne. Huitième réunion des Etats parties à la Convention relative aux droits de l'enfant (New York)
Monsieur le Président,
M'exprimant au nom de l'Union européenne, je souhaiterais faire les remarques suivantes à propos de l'importante tâche qui incombe au Comité des droits de l'enfant. Les pays d'Europe Centrale et Orientale associés à l'Union Européenne (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) et les autres pays associés (Chypre, Malte et Turquie) ainsi que l'Islande, Le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace Economique
Européen, se rallient à cette déclaration.
En 1995, les Etats parties avaient adopté un amendement à l'article 43 (2) de la Convention relative aux droits de l'enfant faisant passer le nombre des sièges du Comité de 10 à 18 pour gérer la charge croissante de travail à laquelle le Comité est confronté. Nous notons avec beaucoup d'inquiétude que le Comité doit maintenant faire face à un arriéré de 60 rapports, entraînant un délai d'attente inacceptable d'environ deux ans entre la soumission des rapports par les Etats parties et leur
révision. Pour que l'amendement puisse entrer en vigueur, les deux tiers des 191 parties au Traité doivent l'avoir entériné. A ce jour, 96 l'ont fait. L'Union européenne exhorte tous les Etats parties à entériner, dans les meilleurs délais, l'accroissement du nombre des membres du Comité de façon à lui donner les moyens de faire face, d'une manière qui soit à la fois efficace et transparente, à une charge de travail sans cesse croissante.
Nous avons noté avec satisfaction qu'un certain nombre de pays des différentes parties du monde ont présenté des candidats hautement qualifiés aux quatre sièges ouverts aux élections de cette année. Nous espérons que plusieurs des candidats non élus aujourd'hui pourront, dans un proche avenir, disposer d'un siège au sein du Comité élargi. Leur capacité de travail y est indispensable.
Dans ce contexte, l'Union européenne souhaiterait souligner la nécessité d'allouer au Comité les ressources dont il a besoin. Il est important que, pour rendre le Comité capable de mener à bien ses activités de manière efficace et rapide, le Secrétaire général puisse assurer la mise en place des personnels et équipements voulus à partir du budget ordinaire des Nations Unies. Par ailleurs, nous souhaiterions encourager les Etats membres à allouer des ressources bénévoles au profit du Plan
d'action destiné à soutenir le Comité et son secrétariat.
Je vous remercie, Monsieur le Président.
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