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EU in the USA - delegation to Washington, DC

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Priorités de l'UE pour la 56ème Assemblée Générale

Sommaire: 1 juillet 2000: Priorites de l'Union européenne en vues de la 55ème Assemblée générale des Nations unies.

L'Union européenne souhaiterait exposer ses priorités pour la 56ème session de l'Assemblée générale. Le présent document est destiné à alimenter le dialogue avec l'ensemble des délégations dans le but de faciliter les débats et de défendre des objectifs communs. L'UE est prête à examiner ces questions, ainsi que d'autres, avec tous les États membres intéressés.



SUITE À DONNER AU SOMMET DU MILLÉNAIRE

DROITS DE L'HOMME

PAIX ET SÉCURITÉ

COUR PÉNALE INTERNATIONALE

QUESTIONS HUMANITAIRES

QUESTIONS RÉGIONALES

DÉSARMEMENT ET NON?PROLIFÉRATION

ENVIRONNEMENT

DÉVELOPPEMENT DURABLE

RÉFORME DES NATIONS UNIES

FINANCES DES NATIONS UNIES


SUITE À DONNER AU SOMMET DU MILLÉNAIRE Haut top

L'UE attache une grande importance à la mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire et de l'ensemble des objectifs arrêtés au niveau international en matière de développement. L'objectif premier du sommet - qui est de renforcer les Nations Unies et leur imprimer un nouvel élan - devrait orienter le processus de suivi de la Déclaration du Millénaire. Celui?ci devrait faire partie intégrante des travaux des Nations Unies et s'appuyer sur les mécanismes et processus de suivi existants. Dans le même temps, une approche intégrée s'impose pour préserver le caractère global de la déclaration. Les principes directeurs de l'UE pour le processus de suivi visent par conséquent à:

Tout réexamen au niveau politique visant à définir des engagements devrait faire l'objet d'une décision cas par cas, en fonction de la nécessité de souscrire de nouveaux engagements politiques et compte tenu des nouveaux défis et des nouvelles priorités. Il convient d'éviter les processus de suivi automatiques (réunions cinq ou dix ans après la tenue d'une conférence). La mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire devrait déboucher notamment sur un suivi intégré et coordonné des conférences des Nations Unies. L'UE souhaiterait que ces questions fassent l'objet d'un débat au sein de l'Assemblée générale de manière à engranger des résultats.

Pour ce qui est des mécanismes opérationnels de suivi mis en place par l'Assemblée générale dans sa résolution 55/162, l'UE souligne que tant les orientations à long terme et points de repère que le rapport annuel 2001 devraient être prêts pour présentation à l'automne 2001 afin de ne pas freiner la dynamique.

L'UE tient à souligner qu'il importe d'associer la société civile à tous les aspects du processus de suivi.

DROITS DE L'HOMME Haut top

La promotion et la protection des droits de l'homme et l'attachement aux principes de la démocratie et à l'État de droit sont des éléments essentiels de la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE ainsi que de sa politique en matière de coopération au développement et de ses relations extérieures. L'UE continuera à œuvrer activement au renforcement des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en insistant notamment sur le caractère universel, indivisible et interdépendant de l'ensemble des droits de l'homme.

Dans cet esprit, l'UE appuiera les efforts déployés par le Secrétaire général en vue d'intégrer les droits de l'homme dans l'ensemble des activités des Nations Unies. À cet égard, une attention particulière sera portée à l'intégration du souci d'égalité entre les sexes dans ces activités ainsi qu'à l'éducation aux droits de l'homme.

L'UE encouragera fermement la coopération avec le Haut Commissaire aux droits de l'homme et avec les divers mécanismes des Nations Unies dans le domaine des droits de l'homme, tels que les rapporteurs et représentants spéciaux. L'UE va s'employer avec énergie à obtenir que des ressources accrues soient mobilisées au titre du budget ordinaire des Nations Unies en faveur du Haut Commissaire aux droits de l'homme.

L'UE participera activement aux travaux de la Troisième Commission de l'Assemblée générale et présentera notamment plusieurs initiatives portant sur la situation dans différents pays et sur divers thèmes tels que les droits de l'enfant et la non?discrimination à l'égard des femmes en ce qui concerne la jouissance des droits de la personne. L'UE accordera une attention particulière au suivi de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée et à la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants. L'UE poursuivra ses politiques en ce qui concerne la peine de mort et la torture en appliquant les orientations qu'elle a adoptées en ces matières.

PAIX ET SÉCURITÉ Haut top

L'UE continuera d'œuvrer résolument au renforcement des capacités des Nations Unies dans les domaines de la paix et la sécurité. Elle estime que le rapport Brahimi offre des perspectives sans précédent d'améliorer l'approche de la communauté internationale en matière d'opérations de paix, et elle continuera d'apporter son soutien à la mise en œuvre des recommandations qu'il contient.

L'UE est convaincue qu'une approche globale et à long terme s'impose pour résoudre les dissensions, consolider la paix et éviter la réapparition de conflits. L'action à long terme en faveur de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix doit s'inscrire dans le droit fil des efforts de maintien de la paix. L'UE ne doute pas de la nécessité d'une coopération et d'un dialogue étroits entre les organismes des Nations Unies à l'appui d'une action efficace de prévention des conflits et de consolidation de la paix et reconnaît à cet égard l'importante responsabilité qui revient à l'Assemblée générale et au Conseil économique et social en matière de relèvement et reconstruction après des conflits et de développement à long terme.

L'UE met actuellement en place sa capacité de gestion des crises. L'objectif est de contribuer efficacement à la prévention et au règlement des conflits. Reconnaissant que c'est aux Nations Unies qu'incombe la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales, l'UE s'emploiera activement à renforcer sa coopération, dans un souci de synergie, avec les Nations Unies et d'autres organisations internationales en ce qui concerne la prévention des conflits, la gestion des crises, l'aide humanitaire, les opérations de relèvement après des conflits et le développement à long terme.

La sûreté et la sécurité du personnel des Nations Unies engagé dans des opérations de paix demeure au premier rang des préoccupations de l'UE. De nouvelles mesures doivent de toute urgence être prises en la matière.

COUR PÉNALE INTERNATIONALE Haut top

L'UE continue d'appuyer sans réserve la création de la Cour pénale internationale et de préconiser vivement une entrée en vigueur rapide des statuts approuvés à Rome. Elle exhorte tous les États à ratifier ces statuts et continuera d'apporter son soutien à la planification et à l'organisation effective de la mise en place de la Cour pénale internationale à La Haye. L'Union compte que de nouvelles dispositions seront prises au cours de la 56ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies en vue de la mise en place et du démarrage des activités de la Cour.

QUESTIONS HUMANITAIRES Haut top

L'UE est favorable à une coordination accrue et plus efficace de l'action humanitaire, en particulier sur le terrain. Elle approuve le rôle central que joue le Secrétaire général dans ce domaine, par l'intermédiaire entre autres du Coordonnateur des secours d'urgence, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires et du Comité permanent inter-institutions, et reconnaît qu'il y a lieu de prévoir des contributions suffisantes pour assurer le bon fonctionnement du Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

L'UE est favorable au renforcement des capacités du Bureau de la coordination des affaires humanitaires et du Comité permanent inter-institutions dans le but de répondre aux besoins suscités par le problème des personnes déplacées.

L'UE attache une importance particulière au libre acheminement de l'aide humanitaire vers les populations qui en ont besoin et au respect et à l'application des droits de l'homme, du droit humanitaire international et du droit international des réfugiés. L'UE préconise, à titre de priorité, de renforcer les dispositions, notamment juridiques et financières, visant à assurer la sûreté et la sécurité du personnel humanitaire.

L'UE souligne le rôle important qu'assume le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés dans la protection des réfugiés à l'échelle mondiale, compte tenu de la perspective sexo?spécifique, et attache une importance particulière au succès des consultations mondiales actuellement en cours sur la protection internationale.

Dans le prolongement du rapport Brahimi, l'UE est favorable à une corrélation plus étroite entre maintien de la paix, consolidation de la paix et action humanitaire, tout en ayant conscience de la nécessité de respecter l'intégrité, la neutralité et l'indépendance de cette dernière.

QUESTIONS RÉGIONALES Haut top

L'UE est fermement attachée à l'édification d'un espace de sécurité, de prospérité et de démocratie dans les Balkans et à la promotion des sociétés pluriethniques. L'UE demeure résolue à appuyer la démocratie en République fédérale de Yougoslavie (RFY). Au Kosovo, l'UE attache une grande importance à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations Unies et appuie vigoureusement les efforts déployés à cette fin par la MINUK. L'UE est favorable à un Monténégro démocratique au sein d'une Yougoslavie démocratique; elle encourage les nouveaux gouvernements de Podgorica et de Belgrade à renouer rapidement le dialogue en vue de redéfinir leurs relations dans le cadre d'un accord acceptable pour toutes les parties. En ce qui concerne la Bosnie?Herzégovine, l'UE soutient activement la mise en œuvre de l'accord de paix de Dayton et attend de toutes les parties qu'elles prennent part au fonctionnement des institutions multiethniques prévues par cet accord. Pour ce qui est de l'ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), l'UE souligne toute l'importance qu'elle attache à l'inviolabilité des frontières internationalement reconnues ainsi qu'à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'ARYM en tant qu'État multiethnique.

L'UE continuera de jouer un rôle actif au sein de l'Assemblée générale en ce qui concerne les questions relatives au Moyen?Orient. Elle est résolue à faire en sorte que son engagement en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen?Orient transparaisse dans ses activités au sein de l'Assemblée générale. L'UE réaffirme que les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité et les autres résolutions pertinentes des Nations Unies doivent servir de base aux négociations et à l'établissement d'une paix juste, durable et globale.

L'UE continuera à suivre de près la situation au Sahara occidental et à soutenir le Secrétaire général et son envoyé personnel, M. Baker, dans les efforts qu'ils déploient pour contribuer à une solution acceptable pour les deux parties concernées.

L'UE considère que le statu quo à Chypre est inacceptable et soutient fermement les efforts déployés par le Secrétaire général des Nations Unies en vue de parvenir à un règlement global de la question chypriote, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, et pour mener le processus à bonne fin. L'UE déplore que le processus soit actuellement dans l'impasse et invite la partie chypriote turque à faire en sorte qu'il puisse reprendre dès que possible. L'UE réaffirme son engagement en faveur de la stabilité et de la prospérité dans la région méditerranéenne.

L'UE est déterminée à améliorer et à renforcer sa coopération avec les Nations Unies, l'Organisation de l'unité africaine, les organisations sous?régionales et les organisations de la société civile afin de contribuer à la prévention, à la gestion et au règlement des conflits en Afrique en renforçant les capacités africaines dans ces domaines. L'action de l'UE s'attaquera aux causes directes des conflits violents et aussi aux causes profondes d'ordre plus structurel. Reconnaissant le rôle des facteurs économiques dans les conflits en Afrique, l'UE cherchera à promouvoir la poursuite de l'intégration de l'Afrique dans l'économie mondiale et s'emploiera activement à mettre fin à l'exploitation et au commerce illicites des ressources naturelles dans les pays africains. L'UE restera un partenaire actif et efficace dans le cadre du processus de Kimberley qui vise à rompre le lien entre les transactions illicites de diamants et les conflits armés.

L'UE continuera à suivre de très près et à soutenir le processus de paix en République démocratique du Congo, sur la base de l'accord de Lusaka et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, afin de rétablir rapidement la souveraineté ainsi que l'unité et l'intégrité territoriales de ce pays, la démocratie et la bonne gestion des affaires publiques, et de faire cesser l'exploitation illicite et le détournement des ressources naturelles. L'UE continuera de soutenir la MONUC et le facilitateur du dialogue intercongolais, ainsi que la mise en œuvre, par les parties, d'un plan de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des groupes armés. Elle s'efforcera de contribuer au processus de paix au Burundi, sur la base de l'accord de paix d'Arusha, en apportant son soutien au médiateur, en faisant pression sur les parties et les pays concernés et en rétablissant progressivement l'aide au développement conformément aux conclusions de la Conférence des donateurs tenue à Paris. L'UE continuera d'apporter son soutien à un règlement juste et global du conflit entre l'Éthiopie et l'Érythrée, sur la base de l'accord de paix d'Alger et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. L'UE suivra en outre de près l'évolution de la situation en Sierra Leone, à l'appui de la MINUSIL.

L'UE appuie résolument les efforts déployés par l'ATNUTO pour mener le Timor oriental vers l'indépendance et s'engage à continuer de soutenir ce pays après l'indépendance. L'UE est consciente qu'un soutien suivi de la communauté internationale est nécessaire pour édifier un nouveau pays pacifique, prospère et démocratique, qui contribuera à la stabilité de la région.

L'UE demeure vivement préoccupée par les combats en Afghanistan, par la situation désastreuse qui prévaut dans le pays sur le plan humanitaire et en matière de droits de l'homme et par la souffrance des réfugiés afghans. L'UE a intégralement appliqué les sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations Unies et continuera de soutenir fermement les travaux de l'UNSMA et les efforts de médiation entrepris sous l'égide des Nations Unies. L'UE continuera de donner suite aux travaux de la Commission des droits de l'homme sur la Birmanie/le Myanmar et espère que les contacts qui ont eu lieu récemment entre le Conseil pour la paix et le développement et Daw Aung San Suu Kyi déboucheront rapidement sur des mesures concrètes en faveur de la réconciliation nationale, de la démocratie et du respect des droits de l'homme, dans l'intérêt de l'ensemble de la population.

L'UE soutient depuis longtemps la politique d'embellie du Président Kim Dae?jung. Elle veut espérer que le processus de réconciliation et de coopération connaîtra de nouvelles avancées, conformément à la résolution 55/11 de l'Assemblée générale, grâce à un dialogue intercoréen renforcé, et notamment qu'un deuxième Sommet se tiendra sous peu. La visite de représentants de l'UE à Pyongyang et Séoul en mai 2001 avait pour principal objectif de montrer que l'UE attache une grande importance à la poursuite de la politique de réconciliation entre les deux Corée. L'UE poursuivra son action en faveur de la paix, de la sécurité et de la liberté dans la péninsule coréenne.

DÉSARMEMENT ET NON?PROLIFÉRATION Haut top

L'UE continuera de soutenir activement les efforts internationaux, régionaux et sous?régionaux dans le domaine du désarmement et de la non?prolifération. L'UE continuera d'accorder la plus grande attention au désarmement et à la non?prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs.

Dans cet esprit, l'UE œuvrera au renforcement du régime de non?prolifération et à la pleine mise en œuvre du document final de la Conférence d'examen du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires qui a eu lieu en 2000.

Le lancement immédiat des négociations en vue d'un traité interdisant la production de matières fissiles pour les armes nucléaires, ainsi que l'examen de la question du désarmement nucléaire et de la prévention de la course aux armements dans l'espace extra-atmosphérique, au sein d'organes subsidiaires dont les mandats devront être à la fois souples et concrets pour que toutes les parties les acceptent, sont les trois éléments de base d'un accord pour entamer les travaux lors de la Conférence du désarmement à Genève.

L'UE attache une grande importance à l'entrée en vigueur, à brève échéance, du traité d'interdiction complète des essais nucléaires. L'UE participera activement à la Conférence visant à faciliter l'entrée en vigueur du traité d'interdiction complète des essais nucléaires et encourage vivement tous les États à signer et ratifier ce traité.

L'UE rappelle qu'elle attache une importance primordiale à l'aboutissement, cette année, des négociations sur un protocole juridiquement contraignant établissant un régime permettant de faire respecter la Convention sur l'interdiction des armes biologiques et à toxines. Ces négociations doivent être clôturées lors de la 5ème Conférence d'examen qui se tiendra aux mois de novembre et décembre 2001, conformément à l'échéance qui a été fixée par la 4ème Conférence d'examen et acceptée par tous les États parties.

Il convient de se pencher de toute urgence sur la question de la prolifération des missiles balistiques pouvant emporter des armes de destruction massive. C'est pourquoi l'UE soutient fermement les efforts visant à élaborer un code de conduite international qui ont été engagés dans le cadre du régime de contrôle de la technologie des missiles. L'UE contribuera aux travaux de mise au point de ce code et s'efforcera d'en assurer l'application universelle.

L'UE s'emploiera au succès du suivi de la Conférence des Nations Unies sur le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects et à la mise en œuvre du plan d'action issu de cette conférence.

L'UE ne ménagera aucun effort pour assurer le succès de la Conférence d'examen de la Convention sur l'emploi de certaines armes conventionnelles qui aura lieu cette année. L'UE espère notamment qu'un mandat de négociation sur la question des débris de guerre explosifs sera adopté à cette occasion.

L'UE poursuivra ses efforts en vue d'assurer le succès et le suivi de la troisième Assemblée des États parties à la Convention d'Ottawa qui aura lieu à Managua en septembre 2001. L'UE continuera par ailleurs de promouvoir et soutenir la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction afin de parvenir à une interdiction générale de ce type d'armes. Elle maintiendra son appui aux initiatives des Nations Unies portant sur l'assistance au déminage.

ENVIRONNEMENT Haut top

L'UE se félicite des résultats de la 21ème réunion du Conseil d'administration du PNUE/Forum ministériel mondial sur l'environnement, et notamment de sa décision d'établir un groupe intergouvernemental composé de ministres, ou de leurs représentants, et chargé de présenter, à la 10ème session de la Commission du développement durable, des options en vue d'un renforcement de la gouvernance internationale en matière d'environnement, y compris en ce qui concerne le financement du PNUE. Cet exercice viendra alimenter les préparatifs du Sommet mondial sur le développement durable et est lié à d'importants volets de la réforme des Nations Unies.

Pour ce qui est des accords multilatéraux sur l'environnement, l'UE estime que l'Assemblée générale a un rôle complémentaire à celui des Conférences des Parties de chacun de ces accords. Elle recommande donc que l'Assemblée générale adopte, lors de sa 56ème session, une résolution "omnibus" unique sur la poursuite de la mise en œuvre desdits accords, qui remplacerait les résolutions spécifiques portant sur chacun de ces accords. Certaines questions propres à tel ou tel accord pourraient toujours être examinées dans ce cadre plus large.

DÉVELOPPEMENT DURABLE Haut top

L'UE estime que les questions relatives au développement durable devraient rester au premier plan des préoccupations des Nations Unies. L'UE est résolument attachée à la réalisation des objectifs internationaux en matière de développement, comme indiqué plus haut en liaison avec le suivi de la Déclaration du Millénaire. Le principal défi que pose l'éradication de la pauvreté est d'intégrer tous les aspects du développement durable - économiques, sociaux et environnementaux - dans des dispositions concrètes et opérationnelles. Tous les efforts consentis devraient être marqués par le souci d'équité entre les sexes. Les résultats de la troisième Conférence sur les pays les moins avancés et de la session extraordinaire de l'Assemblée générale sur le VIH/sida constituent un point de départ important pour la poursuite de l'action à cet effet.

L'UE considère que le processus relatif au financement du développement, de par son caractère unique, et notamment le fait qu'il regroupe les principales parties prenantes, offre une occasion importante et inédite d'examiner les questions d'une meilleure mobilisation et d'une utilisation plus efficace des ressources, et de parvenir à un accord sur ces questions, ainsi que de trouver des moyens permettant d'améliorer la coopération entre tous les acteurs du développement. À cet égard, l'UE accordera une attention particulière à la question des partenariats entre les secteurs public et privé. La Conférence sur le financement du développement devrait adopter une déclaration politique concise et tournée vers l'avenir qui fixerait des objectifs stratégiques en termes de cohérence des politiques, d'intégration des pays en développement dans l'économie mondiale quel que soit leur niveau de développement, en tenant compte du rôle essentiel du secteur privé, et qui garantirait une approche globale de la question du financement du développement. Aux fins des objectifs et des engagements de la Déclaration du Millénaire ainsi que d'autres objectifs arrêtés au niveau international en matière de développement, il est essentiel que les principaux acteurs du développement, du commerce et de la finance, au niveau national et international, qu'ils appartiennent au secteur public ou privé, soient conscients qu'ils contribuent tous au financement du développement et qu'ils sont concernés par la question.

L'UE entend participer activement à la suite des préparatifs en vue du Sommet mondial sur le développement durable, et notamment à la réunion préparatoire régionale de la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies, et attend avec intérêt les résultats des réunions préparatoires concernant les autres régions. Puisque ces réunions auront lieu au cours de l'automne 2001, l'UE suggère que leurs résultats soient exposés et commentés lors de la 56ème session de l'Assemblée générale afin de faciliter le débat en vue d'établir l'ordre du jour du sommet.

L'UE porte un grand intérêt à la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement qui se tiendra à Madrid en avril 2002 en ce sens qu'elle s'inscrit dans une approche tournée vers l'avenir des défis démographiques qui se dessinent.

Il est essentiel de veiller à l'utilisation durable des océans et des mers et, à cet égard, l'UE rappelle qu'elle approuve la résolution 54/33 de l'Assemblée générale qui a établi un processus consultatif sur les océans.

RÉFORME DES NATIONS UNIES Haut top

L'UE continue de soutenir les efforts visant à renforcer l'Organisation des Nations Unies et à lui imprimer un nouvel élan, notamment en ce qui concerne ses principaux organes, fonds et programmes. À cet égard, l'UE estime qu'il convient en priorité:

L'UE estime que les discussions à propos de l'examen triennal de la politique sont cruciales pour l'avancement du processus de réforme lancé par le Secrétaire général en 1997.

Les fonds, programmes et organismes des Nations Unies devraient, compte tenu de la Déclaration du Millénaire, axer leurs activités sur des domaines où ils disposent d'un avantage comparatif et tirer mutuellement parti de leurs points forts respectifs pour contribuer à la réalisation des objectifs fixés au niveau international et des priorités nationales correspondantes. L'UE a bon espoir que les discussions dans le cadre de l'examen triennal permettront aux États membres de disposer d'informations sur les progrès accomplis, sur l'évolution des défis qui se posent et sur les obstacles à surmonter pour renforcer et améliorer les activités opérationnelles des Nations Unies au niveau national. De nouvelles mesures devraient être envisagées sur la base de ces discussions.

FINANCES DES NATIONS UNIES Haut top

L'UE demeure foncièrement attachée à une amélioration des finances des Nations Unies et, à cet égard, souligne combien il importe que toutes les contributions soient intégralement versées, sans retard ni condition. La question des arriérés et des retards dans les remboursements aux pays qui fournissent des contingents restera inscrite à l'ordre du jour des travaux de l'UE.

La question la plus importante devant être examinée par la Cinquième Commission pendant la partie principale de la 56ème session de l'Assemblée générale concernera la décision à prendre sur les priorités et le montant global du budget?programme de l'exercice 2002-2003. L'objectif premier doit être de dégager les ressources nécessaires pour mettre en œuvre les objectifs, mandats et programmes de l'Organisation des Nations Unies qui ont fait l'objet d'un accord, tout en cherchant, autant que faire se peut, à réaliser de nouvelles économies et à redéployer les ressources et en maintenant la discipline budgétaire, l'efficacité et le principe général d'une utilisation optimale des ressources. L'UE souligne par ailleurs la nécessité de prévoir au budget?programme les fonds nécessaires pour procéder en temps opportun au réexamen ou à l'évaluation des résultats des projets et activités. Comme toujours, l'UE examinera chaque section du budget en fonction de son contenu propre. Deux questions particulièrement importantes seront abordées au cours des négociations, à savoir le financement des recommandations formulées dans le rapport du Groupe d'étude sur les opérations de paix des Nations Unies (rapport Brahimi) et le thème de la sûreté et la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé.

  • Ref: GA56-01-001EN
  • Source UE: 
  • UN forum: Assemblée Générale (y compris Sessions spéciales)
  • Date: 1/7/2001


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