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Déclaration de la présidence sur le Débat Général de la Deuxième Commission

Sommaire: le 30 septembre 2002 : Intervention de S. E. l'Ambassadeur Ellen Margrethe Løj,Représentant permanent du Danemark auprès des Nations Unies, au nom de l'Union européenne. Deuxième Commission - Débat Général (New York)

M. le Président,

J'ai l'honneur de prendre la parole au nom de l'Union européenne. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne, à savoir la Bulgarie, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la République tchèque, les pays associés que sont Chypre, Malte et la Turquie, ainsi que l'Islande, pays membre de l'AELE et de l'Espace économique européen, se joignent à cette déclaration.

Il y a un an, les travaux de cette commission ont commencé dans des circonstances très particulières et tragiques. Nous avons alors décidé que les travaux que nous menons en matière d'économie et de développement dans le cadre des Nations Unies ne devaient pas pâtir du 11 septembre. Nous souhaitions tous montrer que les Nations Unies sont capables d'agir avec détermination et pour le bien de tous.

L'Union européenne est fermement convaincue que, au cours de l'année écoulée, nous sommes parvenus à tenir cette promesse. Il y a d'abord eu le succès de la réunion de Doha sur le commerce. À la suite de cette percée, les dirigeants du monde se sont réunis deux fois sous les auspices des Nations Unies, lors des Conférences de Monterrey et de Johannesburg. Ils ont traité avec succès les questions qui sont au centre des travaux de la Deuxième Commission: le développement durable - fondé sur toutes ses composantes - l'éradication de la pauvreté et la croissance économique constante.

Nous avons donc réussi à montrer au monde que les Nations Unies sont capables, dans ces domaines essentiels également, d'agir rapidement et avec détermination, en temps voulu. Un nouveau partenariat pour le développement durable est en train de naître et, au sein de cette commission, nous sommes un élément vital et central de ce processus. La mondialisation ne doit exclure personne et elle doit être équitable.

Sous votre direction compétente, M. le Président, nous comptons poursuivre ces tâches ardues. Je vous félicite sincèrement, au nom de l'Union européenne, d'assumer la présidence à ce moment crucial. Nos félicitations vont aussi au reste du bureau, qui aura encore beaucoup à faire et auquel nous souhaitons tout le succès possible.

M. le Président,

Pour l'Union européenne, la Déclaration du millénaire constitue le cadre stratégique primordial du travail économique et social des Nations Unies. Les objectifs de développement qu'elle définit et les autres objectifs convenus au niveau international, y compris ceux qui ont été adoptés tout récemment à Johannesburg, nous indiquent des buts concrets, mesurables, dans les domaines économique et social et dans celui de l'environnement.

La mise en œuvre de ces engagements ne saurait attendre. Le rôle de chef de file doit revenir aux Nations Unies, de concert avec d'autres parties concernées, notamment les Institutions de Bretton Woods et l'OMC. Nous devons montrer que nos institutions sont vitales pour garantir un suivi pour tous les partenaires et tous les processus du développement.

Le défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est de savoir comment assurer l'emprise de la Deuxième Commission dans la mise en œuvre de la Déclaration du millénaire et des résultats des Conférences de Monterrey et de Johannesburg et des autres grandes conférences des Nations Unies de ces dix dernières années. Comment faire en sorte que la mise en œuvre des objectifs de développement internationaux soit mise sur les rails et soutenue par les efforts des États membres.

Nous devons rationaliser notre méthode de travail afin d'accroître au maximum l'importance stratégique et l'impact des résultats des travaux de notre commission. L'Union européenne se réjouit dès lors des efforts entrepris par le Secrétaire général pour renforcer les Nations Unies, comme l'indique son récent rapport. Ces efforts consentis au niveau du Secrétariat doivent cependant être complétés au niveau intergouvernemental, tant au sein de l'Assemblée générale qu'au sein de la Deuxième et de la Troisième Commission.

L'Union européenne considère que le programme de travail de la Deuxième Commission devrait être consolidé, afin de refléter l'élan positif donné par la Déclaration du Millénaire et par les Conférences des Nations Unies de Monterrey (financement du développement) et de Johannesburg (Sommet mondial sur le développement durable). Nous devons rassembler un certain nombre de résolutions de manière concise et ciblée et repenser nos méthodes de travail. Cela renforcerait la mise en œuvre des résultats des conférences, contribuerait à éviter tout double emploi et accroîtrait la cohérence dont nos politiques ont tant besoin. Il semblerait évident de s'atteler tout d'abord au domaine macroéconomique, notamment parce qu'il nous appartient de préparer ce qui sera le sujet de la session du Conseil économique et sociale du printemps prochain ainsi que du dialogue de haut niveau sur le financement du développement que tiendra l'Assemblée générale.

Nous pensons que nous devons nous concentrer sur la valeur ajoutée que nous apportons aux processus de mise en œuvre à notre disposition, vus sous l'angle des Nations Unies. La responsabilité première de la réalisation de la croissance économique continue, du développement durable et de l'éradication de la pauvreté - et, en fin de compte, de tous les objectifs de développement - demeure l'apanage de chaque pays.

Nous devons veiller à ce que nos efforts dans cette enceinte - que ce soit sur le plan macroéconomique ou durant les discussions sur le développement durable, les activités opérationnelles ou les différents processus de suivi des conférences - tendent à assurer la cohérence de la stratégie et à soutenir les efforts de mise en œuvre consentis au niveau des pays sur la base des cadres de développement dont ils se dotent, tels que les CSLP, les stratégies de développement durable, ainsi que le processus CCA/UNDAF. À ce propos, nous réitérons aussi notre ferme soutien au NEPAD, un programme de l'Union africaine, qui constitue un cadre stratégique intégré primordial pour les efforts accomplis par l'Afrique pour atteindre nos objectifs.

Une seconde tâche, complémentaire, consiste à assurer un suivi coordonné et intégré des conférences. Avec le Sommet du millénaire et les Conférences de Monterrey et de Johannesburg, le cycle des grandes conférences des Nations Unies est arrivé à un moment crucial. Il faudrait, selon nous, consacrer un peu de temps, au cours des travaux de cet automne, à une organisation cohérente et homogène des processus de suivi de ces conférences et des autres grandes conférences des Nations Unies de ces dix dernières années.

Nous avons tous désormais des objectifs communs à atteindre. L'approche coordonnée devrait être axée sur la prise en compte de ces buts en tant que principe directeur pour les travaux de l'Assemblée générale dans les domaines économique et social, en tenant compte des structures existantes, telles que le Conseil économique et social, ainsi que le dialogue de printemps avec la Banque mondiale, le FMI et l'OMC et les commissions techniques. Nous pensons que les conférences de suivi devraient être organisées sur la base de leur intérêt intrinsèque, au cas par cas, et qu'il ne devrait y avoir aucune automaticité dans ce processus.

Nous croyons également qu'il est absolument nécessaire de renforcer le rôle que joue l'Assemblée générale en coopération avec le Conseil économique et social dans le suivi des grandes conférences et de la Déclaration du millénaire, de manière à fournir un aperçu global de la mise en œuvre et des progrès réalisés dans la réalisation des objectifs qu'elles ont énoncés.

Il est évident que cela doit être fait dans le nouvel esprit de partenariat qui englobe aussi les parties intéressées que nous avons identifiées dans le cadre de nos travaux, et notamment la Banque mondiale, le FMI et l'OMC. À ce propos, nous devons consacrer l'attention nécessaire à la préparation, sous l'angle des procédures, du dialogue de haut niveau qui aura lieu au cours des


prochaines années au sein de l'Assemblée générale et qui inclura également le secteur privé et la société civile. Nous estimons que les partenariats instaurés avec ces acteurs non étatiques sont essentiels pour la poursuite de nos travaux.

M. le Président,

Au niveau de nos chefs d'État, l'Union européenne a exprimé à plusieurs reprises, au cours de l'année écoulée, son engagement en faveur du programme des Nations Unies pour le développement durable. Nous nous sommes aussi engagés à soutenir les efforts consentis au niveau planétaire en faveur du développement, par le biais notamment d'un accroissement substantiel de notre aide publique au développement et de l'ouverture de nos marchés aux exportations en provenance des pays les moins avancés.

Nous espérons que les travaux menés au sein de cette commission au cours des semaines et des mois à venir montreront à nos dirigeants et à nos capitales - et aux partenaires des Nations Unies en matière de développement - que nous sommes déterminés à continuer d'avancer sur la voie que nous avons choisie avec tant de succès l'année dernière.

Merci, M. le Président.

  • Ref: PRES02-250EN
  • Source UE: Présidence UE
  • UN forum: Deuxième Commission (Affaires économiques et financières, environnement)
  • Date: 30/9/2002


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