
Sommaire: le 23 septembre 2002 : Déclaration faite au nom de l'Union européenne par S.E. l'Ambassadeur Ellen Margrethe Løj, Représentant permanent du Danemark auprès des Nations Unies, lors de la réunion ouverte du Conseil de sécurité, sur la situation au Moyen-Orient y compris la Question palestinienne (New York)
Monsieur le président,
J'ai l'honneur de prendre la parole au nom de l'Union européenne. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne, à savoir la Bulgarie, la République tchèque, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, et Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, soit l'Islande et le Liechtenstein, s'alignent sur la présente déclaration.
Monsieur le président,
Jusqu'à il y a quelques jours, six semaines s'étaient écoulées sans qu'il y ait de victimes parmi la population civile israélienne à l'intérieur du territoire israélien délimité par la Ligne verte. Cette période d'accalmie a été interrompue par de nouveaux actes de terreur. L'Union européenne condamne sans réserve les attentats-suicides à la bombe perpétrés à Oumm elFahm et à TelAviv, qui ont fait six morts et encore bien davantage de blessés israéliens.
De même, nos pensées vont aux enfants palestiniens et à leurs parents, qui ont été victimes d'un attentat à la bombe commis dans la cour de l'école primaire de Zeif Yatta à Hébron. Il est particulièrement odieux de prendre délibérément pour cible des enfants dans leur école.
L'Union européenne déplore que, des deux côtés, des civils continuent de pâtir de la violence: horreur du terrorisme dans les rues d'Israël, brutalité de l'occupation dans les territoires palestiniens.
Monsieur le président,
L'Union européenne est profondément préoccupée par le déploiement de chars israéliens à Ramallah et dans le nord de la bande de Gaza, ainsi que par le bombardement et la destruction par les forces de défense israéliennes du quartier général du président Arafat. Le fait de limiter la liberté de circulation des dirigeants palestiniens ne contribue pas à combattre le terrorisme, ni à répondre aux préoccupations légitimes d'Israël en matière de sécurité, ni à favoriser le nécessaire processus de
réformes palestiniennes souhaité par la communauté internationale et, au premier chef, par le Quatuor. Israël doit mettre un terme à l'occupation du quartier général du président Arafat et le président Arafat doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre un terme à la terreur.
Ces événements surviennent à un moment où l'on commençait à espérer que la reprise des contacts entre les parties permettrait de relancer le processus politique. L'Union européenne invite instamment les deux parties à démontrer qu'elles sont attachées à la paix en agissant avec un maximum de modération. On ne saurait venir à bout de la violence par la violence.
C'est pourquoi l'Union européenne s'est félicitée que le Fatah ait promis qu'il empêcherait toute attaque contre des civils israéliens, et elle a invité d'autres groupes palestiniens à faire de même. Nous renouvelons cet appel avec force. Il ne faut pas permettre aux terroristes de décevoir les aspirations de tous ceux qui, nombreux, sont en faveur de la paix au MoyenOrient.
Monsieur le président,
L'Union européenne rappelle la déclaration faite récemment par le Quatuor lors de la réunion qu'il a tenue le 17 septembre à NewYork et dans laquelle il déplore et condamne la violence et la terreur qui marquent le conflit israélopalestinien et expose les attentes de la communauté internationale en ce qui concerne le retour sur le chemin de la paix.
L'Union européenne confirme une nouvelle fois qu'elle est fermement résolue à apporter son soutien à ceux qui aspirent à une paix et à une sécurité permanentes. Nous continuerons d'œuvrer sans relâche à la réalisation de cet objectif, tant avec les parties concernées dans la région qu'au sein du Quatuor.
Je vous remercie, Monsieur le président.
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