
Sommaire: le 22 juillet 2002: Les priorités de l'UN pour la 57ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unies - Approuvé par la 2447ème session du Conseil de l'UE - Affaires générales - Bruxelles
LE RÔLE DES NATIONS UNIES: METTRE EN ŒUVRE LA DÉCLARATION DU MILLÉNAIRE
LUTTE CONTRE LE TERRORISME
DROITS DE L'HOMME
DROIT ET JUSTICE PÉNALE INTERNATIONAUX
QUESTIONS HUMANITAIRES
PRÉVENTION DES CONFLITS ET MAINTIEN DE LA PAIX
PAIX ET SÉCURITÉ INTERNATIONALES
DÉSARMEMENT ET NON?PROLIFÉRATION
DÉVELOPPEMENT DURABLE
SOCIÉTÉ DE L'INFORMATION
ÉRADICATION DES MALADIES INFECTIEUSES ET DES PANDÉMIES
RENFORCEMENT DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES
FINANCES DES NATIONS UNIES
LE RÔLE DES NATIONS UNIES: METTRE EN ŒUVRE LA DÉCLARATION DU MILLÉNAIRE Haut 
1. L'Union européenne rappelle qu'elle est fortement attachée au multilatéralisme et aux Nations Unies. Dans une démarche originale, la Déclaration du Millénaire a énoncé tout à la fois des objectifs exigeants et concrets en matière de paix, de sécurité et de développement, assortis d'échéances précises, et des objectifs ayant trait au renforcement de l'Organisation. La mise en œuvre intégrale de la Déclaration du Millénaire constitue une priorité absolue pour l'Union européenne.
LUTTE CONTRE LE TERRORISME Haut 
2. La lutte contre le terrorisme reste une priorité absolue pour l'UE. À cet égard, l'UE salue le rôle capital que jouent les Nations Unies, le Conseil de sécurité et son Comité contre le terrorisme; sa volonté de coopérer aussi étroitement et pleinement que possible avec le Comité, dans l'esprit du point 6 de la résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations Unies demeure entière.
3. En outre, l'UE est prête à aider les pays qui ont demandé de l'aide pour appliquer les résolutions 1373 et 1390 du Conseil de sécurité des Nations Unies et elle encourage d'autres pays à en faire autant. Conformément aux recommandations du Comité contre le terrorisme, l'UE unira ses efforts à ceux d'autres organisations régionales. L'UE est persuadée que, dans la lutte contre le terrorisme, il faut respecter les droits de l'homme et l'État de droit.
4. L'UE a décidé de tenir compte, dans ses relations avec les pays tiers, de l'attitude de ceux?ci à l'égard de la lutte contre le terrorisme. Elle les engagera à signer et à ratifier sans délai les douze conventions des Nations Unies liées au terrorisme, notamment celle ayant trait au financement du terrorisme. En outre, l'UE demeure résolue à ce que les travaux sur le projet de convention globale contre le terrorisme soient menés à bonne fin et elle œuvrera, durant la session, à la réalisation de cet objectif. Le Centre pour la prévention de la criminalité internationale devrait fournir aux États membres qui en font la demande une aide technique portant sur la signature des conventions et protocoles internationaux liés au terrorisme et l'adhésion à ceux?ci, leur ratification et leur mise en œuvre effective.
DROITS DE L'HOMME Haut 
5. La promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans le plein respect de leur caractère universel, indivisible et interdépendant, ainsi que l'attachement aux principes de la liberté, de la démocratie et de l'État de droit, constituent des éléments essentiels de la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE.
6. Dans cet esprit, l'UE continuera à appuyer les efforts déployés par le Secrétaire général des Nations Unies en vue d'intégrer les droits de l'homme dans l'ensemble des activités des Nations Unies. L'UE demeure attachée à l'abolition universelle de la peine de mort. La prévention et l'élimination de la torture constituent, avec l'abolition de la peine de mort, une des priorités de l'UE dans le domaine des droits de l'homme. Aussi l'UE soutient?elle fermement la conclusion d'un protocole facultatif à la convention contre la torture.
7. Comme elle l'a fait lors des sessions précédentes, l'UE participera activement aux travaux de la Troisième Commission; elle procédera à des échanges de vues sur les moyens optimaux de lutte contre les violations des droits de l'homme, quels que soient le moment et le lieu où elles se produisent, et veillera à ce qu'un soutien sans faille soit apporté à ceux qui s'emploient à les dénoncer et à les faire cesser. En outre, l'UE attache une importance particulière au suivi, en plénière, du plan d'action approuvé par la session extraordinaire de l'Assemblée des Nations Unies consacré aux enfants. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l'UE accordera une attention particulière au respect des droits de l'homme.
8. L'UE attache également une importance particulière à la promotion et au respect des droits humains de la femme; elle appuiera les efforts déployés par les Nations Unies pour intégrer dans ses activités le souci d'équité entre les sexes. La mise en œuvre et le suivi du processus de Pékin, décidés en 2000 dans la déclaration politique de Pékin +5, figurent parmi les priorités de l'UE à cet égard.
9. L'UE continuera à appuyer la coopération avec le HCR, ainsi qu'avec les divers mécanismes des Nations Unies traitant des droits de l'homme, y compris les rapporteurs et les représentants spéciaux. Elle s'emploiera en particulier, au sein du système des Nations Unies, à obtenir des ressources suffisantes pour financer les aspects du programme à moyen terme des Nations Unies liés aux droits de l'homme, ainsi que les travaux du Haut Commissariat aux droits de l'homme.
10. L'UE est favorable à un suivi consensuel et efficace de la conférence mondiale sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, comme cela a été convenu à Durban et réaffirmé lors de la dernière résolution de l'Assemblée générale.
11. L'UE continuera à suivre avec intérêt l'élaboration éventuelle d'une convention internationale contre le clonage d'êtres humains à des fins de reproduction, conformément à la résolution 56/93 de l'Assemblée générale, eu égard à l'importance de cette question et de l'urgence qui découle des tentatives déjà en cours visant à créer des êtres humains clonés.
DROIT ET JUSTICE PÉNALE INTERNATIONAUX Haut 
12. L'UE est foncièrement attachée au droit et à la justice internationaux et elle continue à appuyer les efforts visant à promouvoir la prise en compte de l'État de droit dans les affaires internationales, ainsi que l'apport d'une aide par les Nations Unies aux États dans l'élaboration de leur législation nationale. Les États membres de l'UE appuient résolument l'action des juridictions internationales, y compris des tribunaux ad hoc des Nations Unies chargés de juger les crimes de guerre, et ils invitent tous les États à coopérer pleinement avec eux.
13. À cet égard, l'UE tient à souligner l'importance historique que revêt l'entrée en vigueur du Statut de Rome créant la Cour pénale internationale, qui marque une étape décisive dans la lutte contre l'impunité. L'UE continuera à engager d'autres pays à ratifier le Statut et à y adhérer afin que la Cour puisse acquérir un caractère universel. L'UE appuiera l'assemblée que tiendront les États parties, ainsi que la mise en place effective de la Cour à La Haye, au début de 2003. L'UE estime que la nécessité de mettre en œuvre les dispositions du Statut constitue une incitation à modifier comme il se doit les législations nationales en vue de lutter contre les formes les plus graves de criminalité ayant une portée internationale.
QUESTIONS HUMANITAIRES Haut 
14. En tant que principal donateur d'aide humanitaire dans le monde, l'UE est favorable à l'amélioration de la coordination des missions humanitaires, ainsi qu'à une corrélation plus étroite entre maintien de la paix, consolidation de la paix et action humanitaire, tout en ayant conscience de la nécessité de respecter l'intégrité, la neutralité et l'indépendance de cette dernière.
15. L'UE poursuivra, et s'efforcera dans la mesure du possible de clarifier, le débat en cours sur les questions politiques ayant trait à l'accès des organisations humanitaires et aux personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, en vue de parvenir à un consensus plus large sur les moyens permettant de faire face efficacement à des crises humanitaires graves. La vulnérabilité des populations civiles lors de conflits armés appelle une approche cohérente de la part des Nations Unies. Aussi l'UE appuie?t?elle les travaux menés par le Conseil de sécurité et le Secrétaire général en vue d'élaborer un cadre politique pour la protection des civils lors de conflits armés.
16. La sécurité du personnel des Nations Unies et de tout le personnel humanitaire reste l'une des principales préoccupations de l'UE. Celle?ci accorde dès lors une importance particulière à la convention de 1994 sur la sécurité du personnel des Nations Unies, et s'emploiera à ce que la mise en œuvre de ses dispositions soit améliorée et élargie.
PRÉVENTION DES CONFLITS ET MAINTIEN DE LA PAIX Haut 
17. L'UE considère que la prévention des conflits constitue l'un des principaux objectifs de ses relations extérieures; elle cherche à l'intégrer dans toutes ses actions internationales concernées, de sa politique étrangère et de sécurité à la coopération au développement en passant par la politique commerciale. L'UE a la ferme volonté de poursuivre la mise en œuvre, dans tout le système des Nations Unies, du rapport Brahimi, ainsi que du rapport du Secrétaire général sur la prévention des conflits, et elle souligne qu'il importe que le dynamisme imprimé à leur mise en œuvre ne s'émousse pas. Reconnaissant qu'il est nécessaire d'intégrer le souci d'équité entre les sexes dans les opérations de maintien de la paix, l'UE œuvrera à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations Unies.
18. En développant ses propres capacités de gestion de crises, l'UE entend contribuer de plus en plus efficacement à la prévention et au règlement des conflits. Pour atteindre cet objectif, le renforcement du dialogue et de la coopération entre l'UE et les Nations Unies, et entre l'UE et d'autres organisations régionales, sous?régionales et locales, reste hautement prioritaire. L'UE continuera à collaborer étroitement avec les Nations Unies, en vue notamment de coordonner les programmes de formation, d'échanger des bonnes pratiques, d'élaborer des indicateurs d'alerte rapide ou de tenter de mettre en place un financement synchronisé en matière de prévention des conflits. À cet égard, l'UE s'est déclarée soucieuse d'établir une coopération plus étroite avec l'École des cadres des Nations Unies pour l'élaboration de programmes et d'initiatives de formation communs.
19. Dans le cadre de son engagement en faveur de la stabilisation dans les Balkans, l'UE est prête à assurer la relève du Groupe international de police (GIP) des Nations Unies en Bosnie?Herzégovine. À cet égard, la Mission de police de l'Union européenne (MPUE) deviendra, le 1er janvier 2003, la toute première mission conduite par l'UE, mission qui prendra la relève d'une opération des Nations Unies.
20. En ce qui concerne le renforcement de l'État de droit, l'UE a contribué aux travaux des Nations Unies concernant des directives relatives à la procédure pénale dans le cadre des opérations de gestion de crises. Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a salué cette contribution, estimant qu'elle présentait un intérêt particulier pour la mise en œuvre des recommandations en matière d´État de droit figurant dans le rapport Brahimi.
PAIX ET SÉCURITÉ INTERNATIONALES Haut 
21. L'Afrique constitue une priorité pour l'UE, qui ne ménagera pas ses efforts pour trouver une solution au conflit opposant l'Éthiopie et l'Érythrée, ainsi qu'aux conflits au Burundi, en RDC, au Liberia, au Sahara occidental, en Somalie et aux Comores. En outre, l'UE poursuivra ses efforts visant à favoriser la mise en place, dans d'autres pays africains, dont l'Angola, la Sierra Leone, le Zimbabwe, le Malawi, Madagascar et la République centrafricaine, d'un processus politique empreint d'équité. À cet effet, l'UE travaillera en coopération étroite avec les Nations Unies, l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et les organisations sous?régionales. Eu égard à l'importance des facteurs économiques dans ces conflits, l'UE s'efforcera de faire en sorte que l'Afrique s'intègre de mieux en mieux dans l'économie mondiale et qu'il soit mis fin à l'exploitation et au commerce illicites des ressources naturelles dans les pays africains.
22. En ce qui concerne le Moyen?Orient, l'UE reste convaincue qu'il n'existe pas d'autre solution qu'un règlement négocié, fondé sur le droit international, notamment les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, ainsi que sur le principe de l'échange de territoires contre la paix. L'UE souscrit à l'objectif énoncé dans la résolution 1397 du Conseil de sécurité, à savoir la création de deux États, Israël et la Palestine, et elle appuie en particulier la mise œuvre de la résolution 1402 du Conseil de sécurité. L'UE, qui reste le principal donateur de l'UNRWA, continuera à soulager les souffrances des Palestiniens, traduisant ainsi l'appui constant apporté par l'Union à la cause des réfugiés dans le cadre de sa recherche d'une solution juste au conflit israélo?palestinien.
23. L'Iraq constitue un autre sujet de préoccupation prioritaire pour l'UE, qui rappelle que toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité doivent être mises en œuvre intégralement, que l'Iraq droit reprendre sa coopération avec les Nations Unies et que les inspecteurs doivent pouvoir retourner en Iraq, conformément à la résolution 1284 du Conseil de sécurité.
24. L'UE a contribué à la stabilisation dans les Balkans, grâce au rôle actif qu'elle a joué dans la signature et la mise en œuvre de l'accord?cadre d'Ohrid concernant l'ARYM et à son rôle décisif dans la conclusion de l'accord entre la Serbie et le Monténégro. Dans le cadre de sa politique pour la région, à savoir le Processus de stabilisation et d'association, l'UE soutient tous les pays concernés dans les efforts qu'ils déploient pour renforcer les institutions démocratiques et l'État de droit, garantir le respect des droits de l'homme et créer des économies de marché, conformément à la perspective européenne qui est la leur. À cet égard, l'UE encourage également les pays de la région à renforcer leur coopération au sein du Processus de coopération pour l'Europe du sud?est. L'UE continuera de souligner qu'il est essentiel pour les pays concernés, s'ils veulent poursuivre sur la voie de l'intégration européenne, de respecter intégralement toutes les obligations qui leur incombent en vertu de textes des Nations Unies ou de dispositions du droit international, notamment les accords de Dayton/Paris, la résolution 1244 du Conseil de sécurité et la coopération avec le TPIY. L'UE soutient résolument la Mission des Nations Unies au Kosovo et elle attend des institutions provisoires de l'auto?administration qu'elles respectent et mettent en œuvre intégralement la résolution 1244 du Conseil de sécurité.
25. L'UE rappelle qu'elle est déterminée à promouvoir la stabilité et la prospérité dans l'ensemble de la région méditerranéenne; elle soutient sans réserve les efforts accrus que déploient le Secrétaire général des Nations Unies et son conseiller spécial pour parvenir à un règlement global du problème chypriote, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Elle appuie le Conseil de sécurité lorsqu'il engage les deux parties, et en particulier la partie turque, à coopérer pleinement avec le conseiller spécial du Secrétaire général dans ce processus, et invite les parties à intensifier et accélérer leurs pourparlers en vue de saisir cette chance unique de parvenir à un règlement global. L'UE est d'avis que, si un règlement faciliterait l'adhésion de Chypre à l'UE, la décision sur cette adhésion sera prise conformément aux conclusions du Conseil européen d'Helsinki.
26. En Asie, la dégradation intervenue dernièrement dans la situation entre l'Inde et le Pakistan a fait apparaître qu'un conflit dans cette région est susceptible de toucher le reste du monde. L'UE est déterminée à œuvrer avec l'Inde et le Pakistan, ainsi qu'avec d'autres acteurs de la communauté internationale, en vue de désamorcer les tensions dans la région, et à continuer d'encourager les deux pays à régler durablement leurs différends par le biais du dialogue.
27. L'UE mesure l'importance de la responsabilité qui a été confiée aux Nations Unies en ce qui concerne le processus de paix dans un Afghanistan nouveau, d'où seraient bannis pour tous, hommes, femmes et enfants, la drogue, le terrorisme et les violations des droits de l'homme. L'UE considère que l'accord conclu le 5 décembre 2001 à Bonn par les parties afghanes, que le Conseil de sécurité a fait sien dans sa résolution 1383, constitue un texte de base pour l'avenir politique de l'Afghanistan. La sécurité sur l'ensemble du territoire afghan est un élément essentiel pour la réalisation des objectifs énoncés dans l'accord de Bonn. En tant que principal donateur international dans le cadre du processus de reconstruction en Afghanistan, l'UE continuera à apporter son soutien aux autorités afghanes légitimes et à œuvrer avec les partenaires régionaux pour exercer une influence positive dans le pays. Par ailleurs, le principe de l'émancipation des femmes afghanes devrait être intégré dans toutes les politiques.
28. L'UE s'est félicitée que le Timor?Oriental ait accédé à l'indépendance le 20 mai 2002 et elle a rappelé qu'elle appuyait le processus de normalisation dans ce nouveau pays. À cet égard, l'UE a déclaré qu'elle soutenait sans réserve la résolution 1410 du Conseil de sécurité créant la Mission d'appui des Nations Unies au Timor?Oriental et qu'elle continuerait par conséquent à appuyer la présence des Nations Unies et à apporter son soutien aux efforts internationaux visant à consolider le développement économique et social du nouvel État est?timorais.
29. Se félicitant des développements positifs intervenus en mai 2002 au Myanmar, l'UE accordera une attention prioritaire à la mise en place d'un véritable processus de démocratisation dans le pays. Dans ce contexte, l'UE continuera à appuyer les efforts déployés par les Nations Unies par l'intermédiaire de l'envoyé spécial du Secrétaire général.
DÉSARMEMENT ET NON?PROLIFÉRATION Haut 
30. L'UE continuera d'accorder la plus grande attention au désarmement et à la non?prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs. L'UE se félicite des résultats positifs du premier Comité préparatoire de la conférence d'examen de 2005 des parties au traité sur la non?prolifération des armes nucléaires et réaffirme sa volonté d'œuvrer au renforcement du régime de non?prolifération et de poursuivre le processus débouchant sur la conférence d'examen de 2005 du TNP.
31. L'ouverture, dans les meilleurs délais, de négociations en vue d'un traité interdisant la production de matières fissiles pour les armes nucléaires, ainsi que l'examen de la question du désarmement nucléaire et de la prévention de la course aux armements dans l'espace extra?atmosphérique, restent les éléments de base d'un accord pour entamer les travaux lors de la Conférence du désarmement à Genève. L'UE continue d'attacher une grande importance à l'entrée en vigueur, à brève échéance, du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBT). À cet égard, l'UE continuera à œuvrer en faveur de l'universalité de cet instrument, y compris auprès des parties dont la signature et la ratification sont nécessaires pour que le CTBT puisse entrer en vigueur.
32. L'UE rappelle qu'elle attache une grande importance à l'aboutissement de la 5ème Conférence d'examen de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques et à toxines, lorsqu'elle reprendra ses travaux, ainsi qu'au renforcement de la convention dans un cadre multilatéral, par le biais notamment de réunions annuelles périodiques entre les États parties. L'UE soutient sans réserve l'adoption et la mise en œuvre universelles de la BTWC ainsi que de la CAC. L'UE se déclare à nouveau résolument attachée à la destruction complète de toutes les armes chimiques et à sa vérification, ainsi qu'au bon fonctionnement de l'OIAC à cet égard.
33. L'UE appuiera fermement les efforts visant à élaborer et à adopter, avant la fin de 2002, un code de conduite international contre la prolifération des missiles balistiques, et à en assurer l'application universelle.
34. L'UE contribuera à la mise en œuvre rapide du programme d'action approuvé par la conférence des Nations Unies sur le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects. Elle poursuivra ses efforts en vue d'assurer le succès et le suivi de la quatrième Assemblée des États parties à la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. L'UE encouragera également l'adhésion à cette convention en vue de parvenir à l'élimination de ces armes partout dans le monde. Elle continuera à mener des initiatives portant sur l'assistance au déminage. L'UE attache une grande importance aux travaux menés dans le cadre de la Convention sur l'emploi de certaines armes conventionnelles (CCW). Elle souligne l'importance des travaux intersessions menés par la CCW sur la question des débris de guerre explosifs et des mines autres que les mines antipersonnel. Elle demande l'ouverture rapide de négociations en vue de la création, dans le cadre de la CCW, d'un instrument juridique contraignant abordant les graves problèmes humanitaires qu'entraînent les débris de guerre explosifs.
35. Il sera indispensable de renforcer les instruments multilatéraux en matière de désarmement et de non?prolifération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et des efforts visant à empêcher les terroristes d'avoir accès à ces armes et à leurs vecteurs. L'UE a réagi efficacement et avec détermination à la menace terroriste lors de l'adoption, par le Conseil "Affaires générales" du 10 décembre 2001, d'une "initiative ciblée". Pour mettre en œuvre cette initiative, une "liste de mesures concrètes concernant les implications de la menace terroriste pour la politique de l'Union européenne en matière de maîtrise des armements" a été adoptée le 15 avril 2002; l'accent y est mis sur le renforcement des instruments multilatéraux, le contrôle des exportations, la coopération internationale et le dialogue politique.
36. Au cours de l'Assemblée générale, l'UE soulignera une nouvelle fois l'importance qu'elle attache à la notion de transparence, qui est essentielle si l'on veut renforcer la sécurité.
DÉVELOPPEMENT DURABLE Haut 
37. L'UE croit en l'intégration des dimensions économique, sociale et environnementale du développement durable et affirme à cet égard l'importance que revêt une meilleure gestion des affaires publiques à tous les niveaux. Le Sommet mondial sur le développement durable devrait être considéré comme une occasion de réorienter la mondialisation dans le sens du développement durable et de la réduction de la pauvreté. La mise en œuvre de l'Action 21 et la réalisation des objectifs de développement arrêtés sur le plan international, notamment ceux figurant dans la Déclaration du Millénaire et énoncés dans toutes les grandes conférences des Nations Unies tenues depuis 1992 et dans les principaux accords internationaux conclus durant la même période, sont au cœur de la position de l'UE concernant le Sommet mondial sur le développement durable. Il convient d'accorder une attention particulière à l'Afrique; l'UE profitera du réexamen du Nouvel ordre du jour des Nations Unies pour le développement de l'Afrique dans les années 90 (UNNADAF) pour réaffirmer qu'elle est attachée au processus du NEPAD et qu'elle le soutient. Le NEPAD peut contribuer à enrayer la marginalisation du continent africain et à faciliter le développement durable.
38. L'UE considère que le Sommet mondial de Johannesburg s'inscrit dans un processus qui fait fond sur les résultats engrangés antérieurement, notamment dans le cadre de l'Agenda de Doha pour le développement et du Consensus de Monterrey. Il s'agit de conclure un Pacte planétaire pour le développement durable au XXIème siècle. À cet égard, l'UE déclare à nouveau son attachement aux résultats de la Troisième conférence sur les PMA, de la réunion ministérielle de Doha, de la Conférence internationale de Monterrey sur le financement du développement, du Sommet mondial de l'alimentation, ainsi que du Sommet mondial sur le développement durable (Johannesbourg).
39. L'UE est résolue à améliorer l'accès au marché pour les exportations des pays en développement en créant de nouveaux débouchés. L'UE soutient les efforts déployés sur le plan international pour favoriser l'avènement d'un monde prospère et viable pour tous, fondé sur la démocratie, l'État de droit, l'amélioration des structures juridiques et de l'accès à l'information, le respect des droits de l'homme, l'égalité entre les sexes, la tolérance et le dialogue interculturel. La réalisation de cet objectif passe par un engagement en faveur de la bonne gestion des affaires publiques à tous les niveaux, y compris au niveau national, où la responsabilité première en matière de développement durable relève des pays concernés, comme le rappelle l'Accord de Partenariat ACP?CE signé à Cotonou (Bénin) en juin 2000. Elle passe également par une solidarité accrue, grâce notamment à l'augmentation de l'APD. L'UE souligne que la bonne gestion des affaires publiques au niveau national est essentielle au développement durable. Au cours de la 57ème session de l'Assemblée générale, l'UE s'emploiera à ce que ces résultats et engagements soient mis en œuvre.
40. L'UE est favorable à l'instauration, au niveau mondial, d'un processus ouvert, transparent et favorisant la participation de tous, chargé d'étudier les questions ayant trait à la définition, au recensement et à l'offre effective et suffisante de biens publics mondiaux. Il convient de conjuguer l'action du secteur public et du secteur privé pour accélérer le changement dans les couches les plus pauvres de la population. La participation du secteur privé pourrait permettre de mobiliser des ressources supplémentaires. En outre, l'UE est déterminée à effectuer des études dans ce domaine, notamment en ce qui concerne les sources de financement novatrices. Elle soutient la mise en œuvre effective des résultats du Sommet mondial sur le développement durable et, à cette fin, elle lancera des initiatives concrètes dans le domaine de la santé, de l'eau, de l'énergie, du commerce, des modes de production et de consommation durables, ainsi que des biens publics mondiaux. Ces initiatives de partenariat devraient associer tous les acteurs, y compris les pouvoirs publics, la société civile et le secteur privé.
41. La dimension du développement durable devrait se traduire par des politiques cohérentes à tous les niveaux. Le développement durable constitue une question intersectorielle primordiale, qui devrait être prise systématiquement en compte au sein de la Deuxième et de la Troisième Commissions de l'Assemblée générale. La coordination entre les bureaux de ces commissions devrait être améliorée, et des sessions conjointes des commissions, portant sur des questions d'intérêt commun, pourraient être envisagées. Dans le cadre des grands sommets qui auront lieu cette année, l'UE tient à ce que le suivi soit organisé en tirant pleinement parti de la Deuxième Commission de l'Assemblée générale d'une manière susceptible de renforcer le développement durable et de compléter les travaux menés dans d'autres enceintes du système.
42. En ce qui concerne les questions environnementales, l'UE accordera une attention particulière à la mise en œuvre de l'Action 21, ainsi qu'aux conventions particulièrement importantes, comme la Convention sur les changements climatiques (protocole de Kyoto, que les États membres ont ratifié en bloc le 31 mai 2002), la convention sur la diversité biologique, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, la Convention sur la lutte contre la désertification et le Forum des Nations Unies sur les forêts, y compris la mise en œuvre des propositions d'action du Partenariat de collaboration sur les forêts et du Forum intergouvernemental sur les forêts. Une attention particulière sera également accordée à l'amélioration et au renforcement de la gouvernance internationale en matière d'environnement, sans perdre de vue les résultats du Sommet mondial sur le développement durable.
SOCIÉTÉ DE L'INFORMATION Haut 
43. L'UE participe et contribue activement à la préparation du Sommet mondial de la société de l'information. L'UE estime que, pour réaliser les objectifs liés à la société de l'information, les résultats du sommet devraient avoir une dimension à la fois politique et concrète et tenir dûment compte de l'ensemble des divers intérêts en jeu. Comme l'a indiqué la résolution de l'Assemblée générale sur le sommet (A/RES/56/183), celui?ci devrait s'appuyer sur l'implication et la participation tripartites des gouvernements, du secteur privé et de la société civile, dès lors que, de par sa portée et sa nature, le sommet nécessitera des partenariats stratégiques avec des entités publiques et privées et la société civile. L'UE encouragera activement ces partenariats au cours du processus préparatoire du sommet, qui a déjà démarré.
ÉRADICATION DES MALADIES INFECTIEUSES ET DES PANDÉMIES Haut 
44. Par le biais d'une décision adoptée par consensus lors de la session extraordinaire de l'Assemblée générale en juin 2001, la communauté internationale a adopté une déclaration d'engagement contre le VIH/SIDA, qui fixe, au niveau national, régional et mondial, des objectifs concrets assortis de délais. Le moment est désormais venu de mettre en œuvre ces engagements contre le VIH/SIDA, qui constitue aujourd'hui la menace la plus terrible pour le développement mondial. L'UE est prête à redoubler d'efforts, notamment dans le cadre du système des Nations Unies, surtout l'ONUSIDA, pour éliminer le fléau du VIH/SIDA, comme en témoigne déjà le fait que l'UE constitue l'un des principaux contributeurs au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.
RENFORCEMENT DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES Haut 
45. Si l'on veut relever les défis que pose le monde actuel, il est nécessaire d'approfondir le processus de réforme de l'Organisation engagé ces dernières années. L'UE considère que la Déclaration du Millénaire constitue la base de la réforme de l'ensemble du système des Nations Unies, y compris les institutions spécialisées et les programmes et fonds opérationnels. Le Sommet du Millénaire devrait s'attacher en priorité à assurer le suivi de la Déclaration.
46. L'UE soutient sans réserve les dernières initiatives de réforme du Secrétaire général, qui mettent l'accent sur le renforcement du processus de gestion et de l'administration des Nations Unies. L'UE souligne que ces initiatives doivent être appuyées par une amélioration sensible de la structure et des processus intergouvernementaux des Nations Unies, notamment par la revitalisation de l'Assemblée générale et le réexamen de la structure du Conseil économique et social (ECOSOC) et des commissions techniques. Dans le prolongement de la Déclaration du Millénaire, l'UE invite les membres des Nations Unies à redoubler d'efforts pour réformer en profondeur le Conseil de sécurité sous tous ses aspects. L'UE continue d'attacher de l'importance à un renforcement de la coopération entre le Conseil de sécurité et l'ECOSOC; elle appuiera et encouragera les efforts visant à développer et à faciliter les relations avec d'autres institutions multilatérales. À cet égard, l'UE s'efforcera de rendre opérationnel le nouveau partenariat entre les Nations Unies, la Banque mondiale, le FMI, l'OMC, la société civile et le secteur privé afin de renforcer la cohérence, la coordination et la coopération.
47. Le système des Nations Unies devrait, dans les années à venir, s'attacher à aider les États membres à mettre en œuvre la Déclaration du Millénaire. À cet égard, l'UE s'emploiera à accroître la cohérence et à améliorer la coordination des mécanismes de suivi des conférences des Nations Unies, qui devraient être davantage axées sur les résultats, se réunir au cas par cas au sein des enceintes existantes des Nations Unies et tenir compte des questions horizontales. L'UE estime que le processus d'examen et d'évaluation devrait être plus rationnel, prendre également en compte les responsabilités nationales et éviter de remettre en cause les règles et les engagements auxquels il a été souscrit. L'accent doit être mis sur la mise en œuvre des engagements existants et, s'il y a lieu, la définition de nouveaux engagements. Les organes actuels des Nations Unies, tels que les commissions techniques et les commissions régionales du Conseil économique et social, devraient être soumis au processus d'examen technique; le rôle de coordination du Conseil économique et social ainsi que de l'Assemblée générale devraient être renforcés. De même, les institutions spécialisées et les institutions financières internationales devraient être associées de près à ces exercices d'évaluation. Il en va de même pour les ONG et, le cas échéant, le secteur privé. L'UE s'efforcera de faire en sorte que ces processus deviennent plus intégrés et plus novateurs. À cet égard, l'UE attachera une importance particulière au débat qui aura lieu à la suite de l'adoption de la résolution 56/211 de l'Assemblée générale.
FINANCES DES NATIONS UNIES Haut 
48. L'UE souhaite une amélioration des finances des Nations Unies et, à cet égard, souligne qu'il importe que toutes les contributions obligatoires soient versées intégralement, sans retard ni conditions. En outre, l'UE continue d'appuyer sans réserve les efforts visant à améliorer la qualité et la présentation du budget ordinaire, compte tenu du principe de la budgétisation axée sur les résultats. Ces efforts devraient également être étendus aux budgets des opérations de maintien de la paix, qui s'élèvent actuellement à 2,600 milliards de dollars. L'UE est disposée à coopérer avec le Secrétariat des Nations Unies, ainsi qu'avec d'autres États membres à cette fin.
49. L'UE attache une grande importance à la modernisation du siège des Nations Unies, et elle a déjà présenté son point de vue au Secrétariat des Nations Unies. À cet égard, l'UE attend du pays hôte qu'il finance une partie substantielle des dépenses concernées. L'UE s'emploiera activement à ce que le plan d'équipement soit mis en œuvre dans les meilleurs délais.
50. L'objectif premier de l'UE est de faire en sorte que les Nations Unies disposent de ressources suffisantes pour leur permettre de mettre en œuvre les objectifs et activités définis par les États membres, notamment dans la Déclaration du Millénaire. En vue d'atteindre cet objectif, l'UE s'efforcera d'améliorer, d'une part, la fixation des priorités dans le budget ordinaire et les budgets des opérations de maintien de la paix et, d'autre part, la mise en œuvre des programmes de l'Organisation. Les actions doivent être menées d'une manière efficace au regard du coût et dans des délais raisonnables, sur la base d'évaluations notamment des résultats. Les initiatives visant à réformer les Nations Unies n'ont pas pour but de comprimer les budgets de l'Organisation. Toutefois, elles auront inévitablement des incidences sur l'affectation des ressources. L'UE accueillerait favorablement toute recommandation du Secrétaire général sur les moyens permettant de parvenir à une meilleure adéquation entre les actions à mener et les ressources disponibles.
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