
Sommaire: 25 juin 2002: Déclaration de l'Union européenne à l'occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture Presidency (New York)
À l'occasion de la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture (26 juin), l'Union européenne souligne l'importance primordiale qu'elle attache à la prévention et à l'abolition de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants partout dans le monde. La torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants figurent au nombre des violations les plus abominables des droits de l'homme et de la dignité
humaine. Cette journée offre l'occasion de dénoncer ce fléau, d'avoir une pensée pour ceux qui en sont victimes et de rendre hommage à ceux qui luttent contre la torture et qui aident les victimes à surmonter leur souffrance physique et psychologique.
Il y a quinze ans, le 26 juin 1987, la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants entrait en vigueur. Depuis lors, 129 États sont devenus parties à cette Convention. Pourtant, des actes de torture continuent d'être perpétrés et leurs auteurs restent impunis, même dans les pays qui ont ratifié la Convention. Cette situation met en évidence la nécessité de mener une action plus énergique et plus concertée aux niveaux national,
régional et international pour atteindre l'objectif de l'abolition de la torture partout dans le monde. L'Union européenne attend de tous les pays qu'ils respectent l'interdiction inconditionnelle de toutes les formes de torture et leur demande instamment de joindre les règles et procédures internationales et de coopérer avec les mécanismes internationaux éminents. C'est dans cette optique que l'Union européenne a adopté, en avril 2001, des Orientations pour la politique de l'UE à l'égard des
pays tiers en ce qui concerne la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, confirmant ainsi la place centrale qu'occupe cette question de la politique de l'Union en matière de droits de l'homme. Les Orientations offrent à l'UE un instrument opérationnel pour intervenir dans les cas de torture et multiplier les efforts visant à renforcer davantage le respect des règles et normes internationales. Au cours de l'année passée, un certain nombre de démarches ont de fait
été menées à cet égard par l'Union européenne dans différentes parties du monde.
L'Union européenne rend hommage et manifeste son appui au travail accompli par les Nations Unies, le Conseil de l'Europe et l'OSCE dans la lutte contre la torture. Pour assurer l'efficacité de notre système international de protection et de promotion des droits de l'homme, il est essentiel que les États coopèrent avec les mécanismes internationaux, par exemple le Rapporteur spécial des Nations Unies et le Comité contre la torture. L'Union européenne se félicite de l'adoption cette année au sein
de la Commission des droits de l'homme du projet de Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et elle demeure résolument déterminée à ce que ce projet de protocole facultatif aboutisse et soit définitivement adopté. À cet égard, l'Union européenne appuiera activement ce projet à l'ECOSOC et à la prochaine Assemblée générale des Nations Unies prévue en automne, au cours de laquelle il sera soumis au vote. L'Union
européenne estime que c'est là le meilleur moyen de renforcer les mécanismes internationaux pour la prévention de la torture. L'Union européenne appuie en outre activement l'œuvre du Fonds de contributions volontaires pour les victimes de la torture. En dégageant des moyens financiers au niveau tant national que communautaire, elle fournit également un soutien substantiel aux centres de réadaptation des victimes de tortures et aux organisations qui apportent une assistance médicale, sociale,
juridique et autre à bon nombre d'hommes, de femmes et d'enfants victimes de la torture pour les aider à se rétablir et à retrouver leur dignité humaine.
Le rôle que jouent les ONG s'occupant des droits de l'homme et les militants des droits de l'homme mérite d'être souligné. Ils travaillent de manière désintéressée, en prenant souvent de grands risques, pour attirer l'attention de la communauté internationale sur les cas de torture et pour venir en aide à ceux qui risquent d'en être victimes. L'Union européenne se réjouit de la contribution apportée par les ONG pour faire de cette journée un événement vivant. La recherche de moyens pour lutter
contre la torture exige à la fois le dévouement de nombreux acteurs, par exemple la société civile, y compris les ONG, l'engagement de professionnels tels que des avocats, des policiers, de membres des professions de la santé et d'enseignants, etc., et l'action des gouvernements.
Nous devons unir nos efforts pour affranchir le monde du fléau de la torture.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen se rallient à cette déclaration.
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