
Sumario: 28 Mai 2008, Bruxelles - Discours de José Manuel Durão Barroso, Président de la Commission européenne, "Un anniversaire qui s'inscrit dans la dynamique du projet européen", Cinquantième anniversaire du Comité économique et social européen
Monsieur le Président du Comité économique et social européen,
Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs les conseillers,
Mesdames et Messieurs,
C'est avec grand plaisir que je me joins à vous tous aujourd'hui pour fêter les cinquante ans du Comité économique et social européen.
Cet anniversaire s'inscrit dans la dynamique de notre projet européen. Car le Comité a été institué dès l'origine des Communautés, avec les traités de Rome, pour associer les forces vives de la société à la construction européenne.
Walter Hallstein, le premier président de la Commission européenne, évoquait déjà, lors de la session constitutive du Comité, la lourde tâche qu'aurait cette assemblée pour "modifier le visage de la future Europe".
Cinquante ans plus tard, le Comité économique et social européen et les institutions européennes peuvent être fiers d'avoir contribué à sculpter progressivement ce nouveau visage de l'Europe.
Il y a cinquante ans, la moitié des États membres actuels de l'Union étaient privés de liberté. Aujourd'hui, non seulement ils ont rejoint le camp des démocraties, mais notre niveau de prospérité collectif est près de cinquante fois supérieur, pour une population multipliée par trois par rapport à 1957.
L'extraordinaire réussite de notre premier demi-siècle d'existence tient à l'union et à la communauté de droit que nous avons su bâtir autour de nos valeurs communes de liberté, de solidarité et de justice.
Dans ce panorama général et dans la mécanique de décision communautaire, le Comité a joué un rôle de laboratoire d'idées, à la recherche de positions de synthèse équilibrées. Il a su s'imposer par son expertise. Ses avis comptent. C'est une voix reconnue et écoutée.
De sommet en traité, le Comité a vu son rôle se renforcer. Pour sa part, la Commission européenne a toujours pensé que le rôle et les atouts du Comité économique et social européen devaient être valorisés.
Le Comité économique et social européen a aussi évolué en accompagnant les mutations de la société. Depuis la fin des années 90, il s'est ouvert à la société civile, avec laquelle il entretient des relations privilégiées.
C'est justement ce rôle de pont que joue le Comité entre les institutions européennes et la société civile organisée qui s'est développé ces dernières années.
La Commission compte beaucoup sur le Comité économique et social européen pour développer ses relations avec la société civile organisée. Elle coopère avec lui pour mieux l'associer à la définition des politiques et à leur mise en œuvre, afin de garantir une plus grande adhésion de la société civile au projet européen.
C'est pourquoi, ces dernières années, nous avons régulièrement renforcé la coopération politique entre la Commission et le Comité.
Cette relation sera toujours plus nécessaire, car nous nous abordons un nouvel horizon politique. L'Union met en place des stratégies communes pour relever les grands défis du 21e siècle - mondialisation de l'économie, innovation et recherche, énergie, lutte contre changement climatique, immigration. Ces chantiers très importants pour l'avenir de l'Europe vont tous nous mobiliser.
Dans le concert institutionnel européen, la Commission restera la force d'initiative et de défense de l'intérêt général. Le Comité restera le trait d'union avec la société civile.
Si, comme nous l'espérons tous, le traité de Lisbonne est ratifié, les institutions européennes pourront agir plus efficacement dans les nouveaux domaines que j'ai cités. De son côté, le Comité pourra devenir un acteur essentiel du dialogue direct entre la société civile et les institutions dans le nouveau cadre de démocratie participative prévu par le traité.
Notre coopération a donc beaucoup de beaux jours devant elle. Je voulais vous dire, au nom de la Commission européenne, que je m'en félicite!
Merci.
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