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Speech by EU Commission President Barroso: EU Development Days

Summary: Speech by EU Commission President Barroso: EU Development Days (15 November 2006: Brussels)

Presidents,

Prime Ministers,

Ministers,

Ladies and Gentlemen,

It is an honour for me to open the first ever European development days. I am very grateful to Prime Minister Verhofstadt for his introduction, and for the commitment of his government to the cause of development.

It is a particular pleasure to see so many African leaders here, and I would like to extend a personal welcome to them. The development days are a recognition of the importance which the European Commission, and the European Union, gives to Africa; and the presence of so many senior African leaders is a recognition, I believe, of the importance which Africa attaches to Europe. This is the proof of our partnership.

I would also like this opportunity to praise the work which Commissioner Louis Michel is doing. He is a true friend to the developing world and to Africa in particular.

As you know, development and Africa are flagship issues for this Commission. And they are flagship issues for me personally. Africa is a continent which I have known and visited in for over two decades. So I am delighted that I can deepen those links further as President of the Commission.

Over the last two years I have visited hospitals in Mozambique, I have met with civil society organisations in South Africa and I have talked to the African soldiers fighting for peace in Darfur. Only one month ago I led the European Commission to Addis Ababa for a joint meeting with the African Union Commission. This was the European Commission's first ever working session in another continent.

I have reached two conclusions. The first is that Africa is changing, and changing rapidly. It is changing politically, thanks to the unprecedented process of integration which has followed the birth of the African Union and NEPAD. There is a renewed commitment by African leaders to improve the governance of their countries. Africa is also changing economically, with many countries enjoying growth of over 6%, compared to an average of 2.3% between 1980 and 2000. That is a great achievement and essential to help progress towards the Millenium Development Goals.

My second conclusion is that Europe's relationship with Africa remains special, and in many ways unique. But even this is changing, and it should change. Our two continents have a deep, sometimes difficult past. More recently it has been characterised too often in a context of donors and recipients. But, today, we are starting to work with each other as partners and as neighbours. That is where our shared future lies: in a new strategic alliance between the EU and Africa.

It was with this in mind that Europe's leaders adopted a new EU Strategy for Africa last year. With this new Strategy, the EU has created, for the first time ever, a comprehensive and long-term framework for its relations with the whole African continent. It has placed Africa firmly at the heart of the EU's agenda.

Don't take my word for it: the figures speak for themselves. Let me give you three examples:

Firstly, on aid. Africa currently receives 60% of all its development assistance - or €15 billion annually -from Europe. The EU has pledged to double development assistance by 2010. That is a remarkable pledge, of which the EU and its member states should be proud. Now we have to deliver.

Secondly, on trade. Europe buys 85% of all agricultural products exported from Africa. In fact, Europe imports more goods from Africa than all other G8 countries combined - you can throw in Australia and New Zealand as well, if you like. By 2009 Europe will have removed all quotas and tariffs on products from the poorest countries on earth, of course excluding arms.

Thirdly, in the health sector. 65% of all contributions for the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria come from the EU.

Pourtant, il faut absolument dire que le partenariat euro-africain n'est pas, ou n'est pas principalement, une question d'argent. Les défis qu'affronte l'Afrique sont politiques. Nos solutions communes devront donc, elles aussi, être essentiellement politiques. C'est pourquoi la nouvelle alliance que je propose devra se traduire par un partenariat politique.

Par de nombreux aspects, cette inflexion commence déjà à se concrétiser.

En République démocratique du Congo (RDC), nous travaillons d'arrache-pied, en ce moment, pour que la population de ce pays obtienne ce qu'elle désire et ce qu'elle mérite: un avenir paisible et prospère. Les élections qui se sont déroulées ce mois-ci ont démontré que la RDC est prête à un nouveau départ. Le peuple congolais a répondu avec calme et détermination à tous les sceptiques et les défaitistes. L' Union européenne a soutenu politiquement le processus électoral par des contacts réguliers, dont ma propre visite en RDC l'année dernière, par une mission d'observateurs électoraux, par un soutien financier et par l'envoi d'un contingent militaire. Et nous continuerons à soutenir la RDC tout au long du processus de transition: les élections ne sont pas le terme du processus démocratique, mais son commencement.

Dans le conflit du Darfour, à l'ouest du Soudan, la Commission européenne s'est énormément investie, politiquement et financièrement. Elle a été le premier partenaire international à offrir son appui à la Mission de l'Union africaine (AMIS) au Darfour, et nous demeurons son principal soutien. Je tiens à remercier tous les pays représentés ici qui ont dépêché du personnel dans cette région. Nous travaillons avec toutes les parties concernées par le conflit pour trouver une issue politique. C'est pourquoi, le mois dernier, j'ai parlé très franchement avec le président Bashir de la nécessité d'une solution politique lors de notre rencontre.

Notre partenariat politique doit s'étendre au-delà de pays particuliers. L'année prochaine, nous allons fêter le cinquantième anniversaire du traité de Rome qui, en bien des points, est à l'origine du projet européen tel que nous le connaissons.

Tout au long de ces cinquante ans, l'Europe a été capable de mettre en œuvre un processus d'intégration régionale qui nous a apporté la paix, la prospérité et la sécurité. Au cours de ce demi-siècle, la coopération et l'intégration européennes ont contribué à élever le niveau de vie des citoyens d'Europe jusqu'à des sommets inégalés. Elles ont permis de créer un marché unique sans frontières et une monnaie unique, l'euro. Aujourd'hui, l'Union européenne est une puissance économique majeure, un acteur politique de dimension planétaire et le premier donateur mondial d'aide au développement.

L'expérience acquise au cours de ce processus a beaucoup plus de valeur qu'une aide financière au développement, quel que soit son montant. En leur qualité d'alliés politiques, l'UE et l'Afrique ont décidé de partager ces expériences, chacun apprenant des réussites et des échecs de l'autre. Cet échange commence déjà à porter ses fruits. Nous aidons actuellement l'Union africaine à mettre sur pied un programme d'échange d'étudiants en Afrique, le programme Nyerere. Il prend modèle sur le programme européen Erasmus, qui s'est traduit l'année dernière par la participation de 150 000 étudiants aux diverses actions d'échange en Europe. Nous avons aussi lancé récemment un partenariat UE-Afrique pour les infrastructures, qui s'inspire de l'expérience de l'Europe dans la mise en place des réseaux transeuropéens.

Un autre enseignement peut être tiré de l'histoire de l'Europe: la mobilité du travail, intérieure ou extérieure au continent, est un des principaux moteurs de la croissance économique. Les migrations sont une composante du développement. À l'occasion de la conférence de la semaine prochaine à Tripoli, nous devrons parler, ensemble, de la façon de mettre les migrations au service du développement, et examiner comment leurs éventuels effets négatifs peuvent être limités. Ce domaine exige lui aussi un véritable partenariat entre l'Europe et l'Afrique.

La relation qui unit l'Europe et l'Afrique est donc à la fois profonde et diverse. Mais nous pouvons faire plus et nous ferons plus.

Au cours des toutes prochaines années, je veux que l'Europe renforce encore son dialogue politique avec l'Afrique. Six ans après le dernier sommet du Caire, il nous faut replacer les relations euro-africaines au plus haut niveau politique, qu'elles n'auraient jamais dû quitter. Je souhaite que ce sommet euro-africain, si attendu, soit enfin organisé l'année prochaine, à Lisbonne comme c'était promis dés le début de ce processus.

Je souhaite également renforcer les relations commerciales entre l'Europe et l'Afrique. Au cours des dernières décennies, les investissements en Afrique ont diminué, ramenant la part du continent dans les échanges mondiaux à au chiffre désolant de 2 %. C'est inacceptable. C'est pourquoi, par le truchement des accords de partenariat économique, nous nous efforçons de développer les échanges commerciaux et les investissements entre l'Europe et l'Afrique et entre les pays africains eux-mêmes. Ainsi, la Commission organise cette semaine le tout premier Forum euro-africain des entreprises consacré à l'Afrique, afin de mieux faire connaître les possibilités d'investissement existant en Afrique.

Enfin, je souhaite que l'Europe puisse s'enorgueillir de son partenariat avec l'Afrique. Au cours de ma visite au Soudan en octobre, j'ai rencontré de jeunes volontaires européens venus risquer leur vie pour soulager les souffrances des nombreux réfugiés. Voilà une image de l'Europe que j'appelle de mes vœux: ouverte, généreuse, déterminée. C'est pour toutes ces raisons que je ne peux que faire l'éloge de ces Journées européennes du développement. C'est une occasion de toucher toutes les strates de la société pour les appeler à réfléchir et à agir. Parce que le développement de l'Afrique nous concerne tous.

Mesdames et Messieurs,

Nous savons tous que le chemin de l'Afrique vers la paix et la prospérité sera long, pas toujours droit et rarement facile. Il ne l'a pas été pour l'Europe et il ne le sera pas pour l'Afrique. Mais c'est un chemin que l'Afrique doit emprunter et sur lequel nous pouvons avancer ensemble, l'Europe s'engageant dans une perspective de longue durée. Il s'agit là d'un grand défi. Mais s'il y a jamais eu un défi qui mérite d'être relevé, c'est bien celui-là.

Nous devons donc placer le développement de l'Afrique au cœur de nos préoccupations, et durablement. Chaque nouvelle journée devra être une journée du développement.

Je vous remercie de votre attention.


  • Ref: EC06-346EN
  • EU source: European Commission
  • UN forum: 
  • Date: 15/11/2006


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