
Summary: Le 23 novembre 2004: L'Union européenne veut apporter des réponses adéquates dans la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose (Bruxelles)
Selon le récent rapport d'ONUSIDA publié aujourd'hui, le VIH/SIDA reste toujours bien un des principaux obstacles au développement global. Le rapport indique en outre que cette maladie porte toujours « un visage féminin ». Fort de ce constat, la Commission a proposé au mois d'octobre un nouveau cadre stratégique afin d'intensifier les efforts dans la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose. Le Conseil des Ministres adopte aujourd'hui des conclusions sur cette proposition de
la Commission. Insistance est faite notamment sur le besoin d'efforts accrus et de moyens adéquats de la part de l'Europe afin de faire face à ces maladies en-dehors de l'Union européenne. La Commission va présenter au Conseil, en avril 2005, un Plan d'action contenant des mesures ciblées afin de faire face à ces maladies par le biais d'une coopération entre les États membres et la Commission. La Commission et les États membres vont préparer un renforcement de l'aide internationale ainsi que du
Fond mondial. La Communauté européenne investit déjà beaucoup pour lutter contre ces trois maladies. La moyenne annuelle de l'aide, pour 2003-2006 se monte à près de €260 millions, une multiplication par 4 par rapport à la période précédente.
A l'issue de la publication du rapport publié par ONUSIDA, le commissaire européen en charge du développement et de l'aide humanitaire, Louis Michel s'est inquiété de l'impact de cette pandémie de plus en plus grave en Chine, en Inde et en Europe de l'Est, même si le Sud de l'Afrique demeure la région la plus touchée par le VIH/SIDA. Les inégalités qui persistent entre les femmes et les hommes sont telles que cette maladie continue à avoir un impact plus profond sur les femmes que sur
les hommes au niveau des taux d'infection et de l'accès au traitement. « Il s'agit là de chiffres précis traduisant une réalité sombre face à laquelle l'Union européenne doit continuer à réagir. Dans ce contexte, j'accueille avec satisfaction les conclusions du Conseil qui reconnaissent clairement la valeur d'un cadre stratégique européen pour la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose par le biais d'actions externes cohérentes », a-t-il déclaré. Ce nouveau cadre stratégique
proposé par la Commission européenne (CE) pour la lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, un besoin de réponses et de moyens adéquates de la part de l'Union européenne afin de renforcer la lutte contre ces trois maladies transmissibles dans les pays tiers apparaît clairement. Les États membres et la Commission travailleront à une préparation conjointe de la conférence à haut niveau de reconstitution du Fonds mondial en 2005 afin d'assurer des financements accrus, adéquats et
prévisibles. Les progrès faits par la Commission et les États membres en termes de cohérence dans la lutte contre ces maladies sont reconnus, ainsi que les liens importants existant entre la lutte contre le VIH/SIDA et la santé et les droits reproductifs et sexuels.
La stratégie européenne, récemment adoptée par la CE, couvre tous les domaines concernés, à savoir le commerce, le développement, la recherche, la santé et les relations extérieures. L'élément central de la nouvelle stratégie reste la réduction de la pauvreté. Le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme sont à la fois une conséquence et une cause de la pauvreté. Toutefois, pour la première fois, la CE a inscrit ces infections dans le cadre: (i) des droits de l'Homme car il est impératif
d'éviter la marginalisation et la stigmatisation des personnes touchées; (ii) de la sécurité humaine car ces maladies déciment les communautés locales et détériorent la cohésion sociale et causent une insécurité profonde au niveau des communautés; et (iii) d'une réponse cohérente aux trois maladies élaborée dans toutes les actions extérieures, utilisant toutes les politiques auxquelles l'Union peut faire appel.
Tout en confirmant l'approche déjà adoptée, la nouvelle stratégie relève aussi plusieurs nouveaux domaines dans lesquels des mesures doivent être prises ou renforcées: (i) le renforcement de la capacité sanitaire dans les plans nationaux de développement; (ii) la modernisation de la capacité réglementaire des pays tiers, notamment la faculté d'approuver des essais cliniques et de délivrer des autorisations de mise sur le marché; (iii) la promotion des investissements dans la production locale
de produits pharmaceutiques dans les pays tiers, comme des moustiquaires traitées à l'insecticide ou des thérapies combinées contre le paludisme; (iv) la réduction accrue des prix des médicaments en examinant de plus près les questions de la tarification différenciée, de la transparence des prix et de la concurrence; et (v) la poursuite des efforts visant à soutenir la recherche et le développement de nouveaux outils et de nouvelles interventions telles que les vaccins et les
microbicides.
Le cadre politique n'est pas directement lié à des ressources financières. Afin d'établir ce lien et identifier les ressources à utiliser pour son mise en œuvre, la Commission préparera, pour avril 2005, un plan d'action avec des actions concrètes et ciblées dans les pays ainsi qu'au niveau global. Selon des prévisions préliminaires établies par le Fonds mondial sur la base des demandes issues des pays concernés, il faut augmenter les ressources financières à travers le Fonds d'un milliard de
dollars par an à 3 milliards de dollars par an en 2008. Dans ce contexte, la Commission et les États membres examineront ensemble les besoins afin de se préparer à la conférence à haut niveau de reconstitution du Fonds mondial en 2005 afin d'assurer des financements accrus, adéquats et prévisibles. En tant que deuxième bailleur individuel, la CE a contribué à hauteur de plus de 18% du budget total du Fonds mondial en 2004 et fournit le financement prévisible à plus long terme. La CE s'est
engagée à fournir un montant de €460 millions entre 2001 et 2006 (la moitié en provenance du FED, l'autre moitié provenant du budget de la CE). L'Europe (la CE et les Etats membres de l'UE) est le principal bailleur, finançant plus de la moitié du budget total du Fonds mondial (€2.4 milliards sur un total de €4.6 milliards). Le soutien financier européen n'est lié à aucune exigence.
Pour plus de renseignements:
http://europa.eu.int/comm/development/body/theme/human_social/pol_health1_en.htm
COM(2004) 726 et SEC(2004) 1326
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