Speech by Commissioner Busquin sur la lutte contre les maladies de la pauvreté
Summary: Le 1er Septembre 2003 : Présentation par Philippe Busquin, Commissaire européen chargé de la Recherche, sur l'Europe et Afrique ensemble pour la lutte contre les maladies de la pauvreté à la Réunion annuelle du Comité Régional pour l'Afrique de l'Organisation Mondiale de la Santé à Johannesburg
Madame la Présidente,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Directeur Général,
Monsieur le Directeur Régional,
Mesdames, Messieurs,
C'est un grand plaisir, pour moi, d'être parmi vous aujourd'hui à Johannesburg pour la réunion annuelle du comité Régional pour l'Afrique de l'Organisation Mondiale de la Santé.
A vous tous, vous représentez 46 pays et toute la force vive de l'Afrique qui se prend en charge et décide de travailler en commun accord pour combattre les grands défis sanitaires de notre siècle.
Je vous remercie de donner la parole à l'un de vos collègues, comme vous, j'ai été Ministre de la Santé avant d'être Commissaire européen chargé de la politique européenne de recherche.
Recherche et soins sont complémentaires pour améliorer la santé publique
Aujourd'hui, il y a peu de médicaments efficaces et aucun vaccin contre les trois principales maladies transmissibles qui sont si importantes dans le monde et notamment dans vos contrées. Lutter contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, les prévenir, les diagnostiquer et les traiter efficacement sont les premiers objectifs des ministres de la santé. La recherche est une activité complémentaire à la vôtre qui s'intègre dans une même stratégie. En effet, la recherche doit permettre la
découverte de nouveaux produits efficaces et abordables, mais aussi proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques avec des médicaments déjà connus qui soient adaptées à vos services de santé en tenant compte des particularités culturelles.
En effet, je pense que nous ne pouvons plus travailler isolément chacun de son côté mais nous devons travailler en étroite collaboration dans un partenariat Nord-Sud durable afin de créer des synergies entre nous. Un grand effort de recherche est nécessaire si nous voulons combattre ces trois maladies. C'est une priorité pour vos pays. Dans la déclaration d'Abuja, en avril 2000, les chefs d'Etat africains s'étaient engagés à augmenter leurs efforts afin réduire la malaria de 50% en 2010 et
ainsi de combattre la pauvreté. C'est aussi une priorité pour l'Europe.
Laissez moi vous présenter en quelques mots certains exemples concrets de ce que nous avons déjà mis en place ensemble:
Malaria/Paludisme
Nous soutenons depuis longtemps la recherche sur le paludisme. Celle-ci a porté sur le développement de nouveaux produits, vaccins ou médicaments, pour combattre la maladie mais aussi sur le thème de la résistance aux médicaments. Pour donner une idée de nos actions, dans le dernier programme cadre européen (1998-2002), nous avions 26 différents projets de recherche sur le paludisme pour un montant total de plus de 30 millions d'euros rassemblant au total près de 100 instituts de recherche
établis dans 15 pays africains, 11 pays européens, et 5 pays d'Asie ou d'Amérique du sud.
C'est une illustration concrète de ce partenariat que nous avons déjà établi entre nous et qu'il nous faut aujourd'hui approfondir.
La publication en octobre dernier du complet génome du plasmodium falciparum et de celui du moustique anophèle qui en est le vecteur offrent un espoir sans précédant à ceux qui travaillent dans ce domaine.
Un exemple particulier d'un projet de recherche entre le Gabon, le Cameroun et trois pays européens (FR, DE, NL) est un essai clinique d'un produit qui a démontré son efficacité in vitro. Ce produit est testé à différentes doses afin de pouvoir en évaluer la dose minimale efficace et les effets secondaires éventuels. L'efficacité de ce produit est aussi testée en combinaison avec d'autres médicaments antimalariles afin de mesurer la réduction de la durée du traitement et celle du risque de
résistance. Si tous les tests s'avéraient positifs, un nouveau médicament pourrait être développé d'ici trois années.
Tuberculose
Nous finançons depuis de nombreuses années plusieurs projets sur la tuberculose portant soit sur le développement de nouveaux médicaments, soit sur les vaccins antituberculeux. Le BCG est un vaccin qui apporte un certain degré de protection chez les enfants mais son efficacité varie beaucoup selon les personnes et il n'est quasiment pas protecteur chez les adultes. Il est donc nécessaire de trouver un nouveau vaccin plus performant. L'un de nos projets porte sur la découverte de nouvelles
molécules vaccinales et comporte près de 40 groupes de recherche leaders dans ce domaine venant de 11 pays différents. C'est un beau projet de recherche "fondamentale" coordonné par l'institut Pasteur de Paris. Un autre projet de recherche "appliquée" cette fois-ci vient de démarrer et vise à tester un nouveau vaccin contre la tuberculose en Afrique de l'Ouest avec le Sénégal et la Gambie comme partenaires. Il permettra aussi de préparer deux groupes de personnes à haut risque pour de futurs
essais cliniques à plus grande échelle.
Le budget dédié à la tuberculose dans le programme actuel de recherche européen représente un effort cinq fois plus grand que ce que nous faisions précédemment et reflète l'engagement fort de la Commission européenne pour combattre la tuberculose.
Sida
La répartition du sida varie beaucoup d'un pays à l'autre de l'Afrique, par exemple le Sénégal et l'Ouganda ont réussi à confiner l'épidémie grâce à la coordination de tous les acteurs et la mise en place de mesures précises et efficaces régulièrement réévaluées. La Commission européenne a financé les premières études épidémiologiques sur le VIH dès les années 80. Les types du virus HIV ne sont pas les mêmes en Europe et en Afrique, ils varient aussi selon les pays africains mais aucune
relation entre le sous type de virus et la rapidité de la progression n'a été mise en évidence. Par contre les résultats de ces études sur la variabilité du virus que nous avons financé entre 1994 et 1998 sont de grande valeur pour la recherche sur le vaccin contre le sida.
Un de nos projets qui s'est déroulé en Tanzanie a pu démontrer que la co-infection avec d'autres maladies sexuellement transmissibles comme la syphilis ou la gonorrhée favorise l'apparition d'ulcérations et donc la pénétration du virus. Le traitement et la prévention des autres maladies sexuellement transmissibles, ont fait diminuer de moitié la transmission du sida.
Par ailleurs, comme de nombreuses femmes ont des difficultés pour négocier l'usage des préservatifs avec leur partenaire, d'autres mesures de protection doivent être évaluées. La Commission européenne a financé un projet en Ouganda et vient de sélectionner deux projets de recherche sur les microbicides reconnus par un panel d'experts internationaux comme très prometteurs. Ils vont démarrer prochainement et nous attendrons qu'ils démontrent leur efficacité et leur innocuité chez les femmes qui
les utiliseront. Si ce travail sur les microbicides est positif, ce pourrait être une excellente alternative aux préservatifs masculins.
Un nouveau programme plus structuré
Ces projets étaient jusqu'à présent multiples et variés. Ils auront permis de créer un partenariat vivant avec de nombreux pays africains. Mais aujourd'hui je vous présente un programme beaucoup plus structuré.
Programme d'action
La Commission a reconnu l'urgence de mettre en place un large programme d'action permettant une approche globale et multi-sectorielle des principales maladies liées à la pauvreté.
Ce programme qui comprend trois volets complémentaires forme un tout cohérent :
- Un volet "Recherche" qui permettra d'accélérer le développement de nouveaux vaccins et médicaments plus efficaces
- Un volet "Santé-Développement" dont l'objectif est d'améliorer l'impact des interventions sanitaires existantes. C'est ainsi que la Commission s'est engagée à contribuer au Fond Global de lutte contre ces trois maladies.
- Un volet "Politique commerciale" afin de rendre les produits pharmaceutiques essentiels plus abordables.
Cette action transversale à travers différentes politiques est probablement unique au monde. Chacun de ces trois programmes ne pourrait exister indépendamment les uns des autres.
Avant de parler de la recherche, je voudrais saluer les progrès réalisés à Genève dans le domaine commercial.
EDCTP
En ce qui concerne le volet recherche, la lutte contre les trois principales maladies dites de pauvreté est une priorité de notre programme de recherche pour les années 2002-2006 qui se veut largement ouvert sur le monde.
La Commission Européenne soutiendra une des plus grosses actions de recherche jamais financées par un programme de recherche communautaire, il s'agit du programme « Partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques »
L'objectif du programme EDCTP vise à d'accélérer le développement de nouvelles interventions cliniques afin de lutter contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme.
Aujourd'hui les médicaments ne sont pas adaptés aux pays en développement, les médicaments contre le paludisme sont de moins en moins efficaces du fait de l'augmentation de la résistance du parasite, ceux contre le sida sont trop chers et trop contraignants dans leur mise en place et le traitement de la tuberculose est trop long et nécessite de prendre 3 à 4 antibiotiques pendant plus de 6 mois.
Il nous faut donc trouver de nouveau produits adaptés à l'Afrique, aux souches microbiennes locales, aux habitudes et aux traditions culturelles afin que le traitement soit bien suivi par les patients et adaptés aux systèmes de santé existants c'est à dire tenant compte des spécificités locales comme les problèmes de distribution ou de chaîne du froid.
Nous avons besoin d'essais cliniques en Afrique qui sont complexes et coûteux.
Travailler en partenariat permettra d'aller plus vite et de partager les coûts et les investissements.
Un partenariat étroit entre pays d'Europe et d'Afrique
Les scientifiques européens et africains travaillent ensemble depuis déjà presque deux ans pour dessiner les grandes lignes de ce programme. Plusieurs structures illustrant la volonté de travail en collaboration ont été mises en place:
- La première structure est le "Comité de coordination des pays en développement" (Developing Countries Co-ordinating Committee so called DCCC) qui regroupe 15 scientifiques spécialistes de ces maladies et représentant les différentes régions d'Afrique. Ce comité a pour objet de mettre en réseau les activités de recherche sur les essais cliniques en Afrique. Il s'est déjà réuni à plusieurs reprises et la dernière fois ce fut au mois de juillet à Maputo à l'invitation du premier Ministre
Mocumbi.
- La deuxième structure est le comité de partenariat qui regroupe à égalité 4 scientifiques africains et 4 scientifiques européens auxquels s'ajouteront 4 autres experts co-optés conjointement, par les huit premiers, pour leur expertise scientifique complémentaire. Ce comité de partenariat a été sélectionné au printemps dernier après un appel à candidature international et ces personnes sont des scientifiques de tout premier plan. Ce comité aura pour taches de définir la stratégie et les
plans d'action d'EDCTP.
- Le troisième instrument est la mise en place du secrétariat africain d'EDCTP qui devrait être faite en début 2004 là encore après un appel à candidature auquel je vous invite à y donner le plus large écho.
EDCTP est un programme pilote de plusieurs manières
Comme je viens de vous le démontrer, il est basé sur un véritable partenariat à long terme entre le sud et le nord. EDCTP est basé sur les besoins réels des pays en développement, qui fixent eux-mêmes leurs priorités
C'est le plus grand programme sur les essais cliniques jamais égalé en Afrique. Son budget total est de 600 millions d'euros
Pour la première fois 14 pays de l'Union Européenne avec la Norvège ont pris l'initiative avec le soutien de la Commission européenne de se rassembler afin de coordonner leurs programmes nationaux de recherche dans le domaine des maladies liées à la pauvreté.
Calendrier de la mise en place d' EDCTP
Ce programme va se développer sur le court, le moyen et le long terme.
A court terme, cette initiative prévoit le lancement d'un premier ensemble d'initiatives dont l'objectif est de
renforcer les capacités de recherche clinique dans vos pays grâce au transfert de technologies et de savoir faire. Ce renforcement des capacités est aussi une des résolutions prise au Cap en juillet dernier par l'ensemble de vos collègues ministres de la recherche. Il y aura aussi
des actions de soutien dans le domaine de la formation pour les chercheurs et les
cliniciens qui renforceront les ressources humaines localement disponibles. Ces deux mesures immédiates permettront de garantir la viabilité à long terme du programme EDCTP.
De plus, les chercheurs africains eux-mêmes auront à
identifier les besoins des populations locales car ce sont eux qui connaissent le mieux le terrain et les efforts supplémentaires nécessaires.
A moyen terme, le lancement des premiers essais cliniques aura vraisemblablement lieu dans les 3 ou 4 premiers sites retenus. Ces essais à grande échelle seront conduits dans les pays où la maladie est endémique dans les vraies conditions cliniques et biologiques locales. C'est la seule façon de faire pour obtenir des résultats qui profitent directement aux populations les plus touchées.
A long terme, ce sera le développement de nouvelles interventions à grande échelle dont les tests se seront révélés positifs au cours des essais cliniques
Cette initiative importante montre clairement l'engagement de l'Europe pour construire avec vous un partenariat pour vous aider à combattre ces maladies.
Actions concrètes du côté africain
Lors de la déclaration finale du deuxième sommet de l'Union Africaine, les chefs d'Etat stipulaient que la lutte contre le VIH/SIDA, la malaria et la tuberculose était une priorité pour le continent. Une plus grande aide de la communauté internationale y était également soulignée. La charge de ces maladies et de leur impact sur les populations est excessivement lourds. Elle pourra même écraser certaines initiatives de développement pourtant programmées par le NEPAD et le plan du G8.
Aujourd'hui je viens vous proposer le soutien de l'Europe.
Il n'est pas possible de lutter contre les trois maladies sans de nouvelles interventions qui soient adaptées à la population africaine. Pour développer des vaccins et des médicaments, il est essentiel de faire de la recherche en Afrique. Comme je le soulignais au début de mon intervention, la recherche est complémentaire aux actions sur les règles du commerce international, aux actions pour faciliter l'accès aux médicaments existants abordables, et surtout aux actions sur le développement
inclus dans le plan d'action du NEPAD. Le partenariat entre les pays européens et pays en développement, est un partenariat qui permettra de faire de la recherche clinique en Afrique, pour les africains et avec les scientifiques africains.
Le succès dépend de votre soutien, Mesdames et Messieurs les Ministres à travers certaines actions précises démontrant votre soutien politique clair à ce grand projet:
A court terme, dans le cadre du renforcement des capacités des centres de recherche vous pouvez développer une politique nationale permettant à plus de médecins, pharmaciens ou techniciens de laboratoire de suivre une formation scientifique complémentaire afin de se spécialiser dans le domaine de la recherche et devenir des chercheurs compétents. Ceci permettrait d'avoir un plus grand nombre de scientifiques de haut niveau ressortissant de vos pays capables de faire une vraie carrière
dans leur propre pays. Je viens de visiter 2 centres de recherche très prometteurs à Mbeya en Tanzanie et à Manhiça au Mozambique, mais d'autres centres de qualité existent déjà.
A moyen terme, toujours dans le cadre du renforcement des capacités, vous pouvez inscrire le projet de recherche médicale contre les trois principales maladies de la pauvreté dans vos priorités nationales et ainsi recevoir des financements complémentaires par exemple à travers le biais du fond européen du développement. Ceci permettrait de renforcer les infrastructures de ces centres de recherche clinique qui pourront aussi servir de laboratoire de référence aux établissements de santé de la
région.
Les sites cliniques devraient être organisés au sein des grandes sous-régions africaines pour faciliter le partage de certaines infrastructures et le travail en réseau dans chaque sous-région. Dans une première phase, EDCTP soutiendra un site clinique par grande sous région africaine. Ce sont les scientifiques qui établiront la liste des critères de sélection. Parmi ceux-ci un soutien fort du gouvernement et des administrations nationales au projet EDCTP facilitera grandement le développement
d'un centre de recherche potentiel. Le travail en sous-région facilitera la coopération avec NEPAD qui est essentiel pour compléter les actions faites dans le domaine de la recherche avec celle du domaine du développement. Même si le budget d'EDCTP est important, on ne pourra financer avec les fonds de la recherche ni les infrastructures ni la construction de bâtiments.
De plus, le programme EDCTP respectera les règles fondamentales d'éthique, en particulier le consentement éclairé des patients, le respect de la confidentialité, les soins aux personnes participantes…L'organisation des procédures adaptées et la participation de la population nécessitera la coopération des autorités locales. J'ai été impressionné par l'expérience des projets que je viens de visiter à Mbeya et à Manhiça.
Pour les pays en développement se pose en plus la question de la mise à disposition des produits qui se sont révélés efficaces à la fin de l'essai clinique pour les populations locales. Nous l'encouragerons chaque fois que cela sera possible.
A long terme, à la fin d'un essai clinique, il serait souhaitable que les instances sanitaires locales dans un partenariat étroit avec les chercheurs poursuivent les activités de soins pour les participants à un essai clinique. Au cours de la période d'étude les participants reçoivent une attention particulière en terme de soins et de prévention. Il nous semble du devoir des institutions sanitaires du pays de poursuivre ce travail à l'issue de l'essai clinique.
De plus, en cas d'essais cliniques démontrant des résultats positifs, les autorités nationales du pays devraient faciliter l'accès de ce nouveau produit aux personnes ayant besoin de ce traitement.
L'ensemble de ces actions serait un signal clair de notre soutien politique pour participer à ce programme de recherche médicale et, à terme, améliorer la santé de votre population. Mais ne faisons pas naître des espoirs trop tôt. La recherche se situe dans le domaine du long terme. Il lui faut du temps, des moyens financiers, des scientifiques compétents et - ce n'est pas le moins important - un engagement politique fort, à la fois de la part des pays en développement et des pays
développés.
Collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Je tiens aussi à signaler l'importance d'une collaboration étroite avec l'OMS. Dès ma prise de fonction comme Commissaire à la Recherche, j'ai tenu à renforcer les liens avec l'OMS dans le domaine de la lutte contre les maladies de pauvreté comme dans d'autres domaines de la santé publique.
Je suis encouragé par le soutien que l'OMS a donné à notre action dès le début. Et j'attends beaucoup du nouveau Directeur Général pour aider à sensibiliser les responsables politiques et scientifiques africains à participer dans cet effort et à investir dans leurs capacités de recherche et de développement.
Partenariat public privé
Enfin, il est essentiel de créer de nouveaux partenariats public-privés durables de manière à permettre aux industriels d'investir dans les médicaments "économiquement orphelins".
Le savoir-faire de l'industrie pour le développement clinique de médicaments est très précieux, voire indispensable.
L'établissement de nouvelles formes de collaboration solides et efficaces avec l'industrie est une condition clef de la réussite de l'EDCTP.
Je crois que je peux même d'ores et déjà m'avancer un peu plus aujourd'hui, en vous informant que certains industriels ont déjà décidé de soutenir activement notre projet d'essais cliniques. J'invite ceux qui ne l'ont pas encore fait à s'associer dès maintenant à cet effort.
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Je conclurai mon intervention en disant nous devons absolument, dès maintenant, approfondir ce partenariat entre nous si nous voulons qu'à long terme, la recherche nous délivre ses réponses.
Ensemble, nous serons plus forts.
Je vous demande également de mobiliser tous vos collègues de gouvernement afin d'inscrire la recherche et les essais cliniques comme une priorité nationale dans le cadre d'un développement global.
Cette résolution permettrait de coordonner, dans vos pays, les politiques de la santé avec celle de la recherche et du développement comme nous l'avons fait dans note programme d'action en Europe.
En soutenant la recherche, vous préparez le terrain pour que les scientifiques trouvent les nouveaux produits adaptés aux problèmes de santé d'aujourd'hui.
Vous préparez ainsi le futur des jeunes générations qui, souhaitons le, auront des médicaments et des vaccins à leur disposition et grâce à nos efforts conjoints, un poids moins lourd à porter que leurs aînés.
- Ref: SP03-246FR
- EU source: European Commission
- UN forum:
- Date: 1/9/2003
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